Les entreprises ont la capacité financière de développer leurs activités, de faciliter l’innovation, d’accompagner la création d’entreprises partout en France et, même plus,  ont un « devoir » de le faire.

Comme aux USA, le débat politique en France montre bien la montée des populismes directement liée à un sentiment très fort d’abandon de citoyens dans les villes périphériques ou les campagnes. Cela amène à des prises de position contre les entreprises qui ont délocalisé leurs outils de production pour plus de profits (les profits en 2023 des grandes entreprises sont les plus élevés historiquement), contre les riches (les milliardaires n’ont jamais été aussi nombreux…), contre l’Etat qui n’a pas su protéger les plus démunis (l’inflation a mis en avant la précarité de nombreux concitoyens). Et ce climat délétère amène à des programmes électoraux que la plupart des économistes critiquent :  une relance keynésienne dans un pays surendetté et une hausse des plus bas salaires alors que la croissance est déjà « dopée » par la consommation ont peu de chance de répondre aux attentes des français.

Relisons le discours d’Antoine RIBOUD à Marseille en 1976 qui rappelait que l’entreprise se doit d’être citoyenne car elle ne peut être de plus en plus riche alors que son environnement proche s’appauvrit… Même si de nombreuses entreprises ont mis en place des programmes pour accompagner leur écosystème, bien peu aujourd’hui ont entrepris de re-localiser leurs outils de production, recréer des usines dans les campagnes ou les zones industrielles délaissées, former leurs salariés aux nouveaux modes de production numériques et digitaux pour qu’ils puissent évoluer dans leurs parcours professionnels. Il faut saluer par exemple les efforts importants des groupe de luxe comme Hermès ou LVMH qui recréent des ateliers de production dans des zones désindustrialisées par exemple. D’autres, bien sûr, le font mais finalement bien peu au vu des enjeux économiques et sociaux en France aujourd’hui.

L’Etat a des missions régaliennes à redéployer : les systèmes de santé pour tous, une éducation et une formation de qualité, une présence et la sécurité dans les quartiers périphériques et les campagnes. Il a su réformer l’apprentissage et la formation par l’insertion pour répondre aux besoins des entreprises. Mais face au mur de la dette, il ne pourra contribuer significativement au rétablissement d’un outil industriel ou d’activités de services performantes pour le futur ou aider à la création d’entreprises de toutes tailles dans les zones « délaissées ».

Les entreprises ont par contre la capacité financière de développer leurs activités, de faciliter l’innovation, d’accompagner la création d’entreprises partout en France et, même plus,  ont un « devoir » de le faire. Car sans salariés, ouvriers, sans un tissu économique d’entreprises de toute taille,  il n’est pas possible de se développer et la dépendance à des sous traitants étrangers ou aux produits importés a des limites comme l’a bien montré la crise du COVID avec les enjeux de logistique ou de production associés…

Les investisseurs ont eux aussi un « devoir » de s’engager auprès des entreprises pour les pousser à re-localiser leurs outils de production, à innover en aidant à la création d’entreprises et d’écosystèmes dans les zones délaissées afin de recréer en France et en Europe une zone économique forte, capable d’innover, de produire, de vendre pour la population européenne mais aussi à terme pour le continent africain qui se « réveillera » un jour comme la Chine l’a fait il y a quarante ans.

La révolution digitale et la crise environnementale que nous vivons sont un atout pour redéployer nos entreprises en France : nous avons l’expertise pour innover, déployer de nouveaux produits et services qui répondront aux besoins de nos concitoyens. A nous de prendre ensemble la décision de le faire et de ne pas attendre tout de l’Etat ! Redonnons espoir à nos concitoyens en recréant/développant les produits ou services dont ils ont besoin, en rémunérant leur travail à sa juste valeur, en un mot, en leur redonnant l’Espoir qu’eux mêmes et leurs enfants vivront mieux demain. C’est tout l’enjeu du capitalisme en France et entrepreneurs, dirigeants, investisseurs ; nous ne pouvons pas manquer cette occasion d’être utile à notre pays.

Olivier de Guerre

7 entreprises refinancées

4 nouveaux investissements


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La stratégie d’investissement de Phitrust se concentre sur le capital humain et l’inclusion, avec une approche mettant le déploiement de l’impact social au cœur tout au long de l’investissement. Dans un contexte de crises multiples, trimestre après trimestre la plupart des entreprises de notre portefeuille créent de la valeur sociale et environnementale et se renforcent pour répondre aux enjeux de notre monde. Certaines ont traversé des crises de croissance, nous les avons accompagnées au plus près.

L’investissement à impact social, c’est l’alliance de l’efficacité du modèle entrepreneurial et d’une ambition sociale. Phitrust a lancé en 2023 la société d’investissement Phitrust Partenaires Inclusion, successeure de Phitrust Partenaires Europe. La société de gestion confirme sa volonté d’investir pour agir auprès des entreprises sociales innovantes et leur donner les moyens financiers et humains d’accélérer leur changement d’échelle en Europe. Des parts créées en 2022 regroupent les investisseurs privés désireux de participer aux financements et à l’accompagnement d’entreprises sociales ambitieuses, aux côtés d’investisseurs institutionnels européens de renom : Fonds Européen d’Investissement (FEI), Crédit Mutuel Asset Management, Mirova, Maif, BNP SA, le Fonds de Garantie, SFPI en Belgique, Fondation Apprentis d’Auteuil et des family offices d’entrepreneurs.

7 entreprises refinancées en 2023

Phitrust a réinvesti dans le développement des entreprises déjà en portefeuille suivantes : Ecodair (France – insertion/handicap), Swiss Fresh Water (Suisse – accès à l’eau), BeCode (Belgique – formation), Envie RA (France – insertion et economie circulaire), Koiki (Espagne – insertion/handicap), Responsage (France – accompagnement social), Les Alchimistes (France- Economie circulaire)

4 nouveaux investissements en 2023

4 nouvelles structures financées en 2023 : Télémaque (France – Contrat à Impact Social, Formation), GoSense (France – Handicap), Homes4all (Italie – Immobilier Social), Tête Haute (France – Insertion)

Et un nouvel investissement en 2024 : La Conciergerie Solidaire (France – Insertion)

Pour Olivier de Guerre, Président de Phitrust : « Nous avons lancé notre premier fonds en 2006, véritable pionnier de l’investissement privé à impact social. Aujourd’hui, nous gérons quatre véhicules d’investissement dont un dernier lancé en 2023, Phitrust Partenaires Inclusion. Nous avons beaucoup appris au cours de ces années : l’importance du capital patient, l’exigence de la mesure de l’impact comme outil de pilotage, le besoin d’accompagnement par des dirigeants ou d’anciens dirigeants. Des entrepreneurs ont décidé de répondre aux enjeux sociaux, finançons-les ! Ouvrons ensemble un nouvel espace entre philanthropie et private equity, avec l’efficacité du modèle entrepreneurial alliée à une forte ambition d’impact social. »

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Le 23 mai avait lieu la cérémonie des « Trophées du Revenu 2024 », récompensant les meilleurs fonds de la place. Phitrust s’est vu décerner une distinction.

En partenariat avec Morningstar, Le Revenu a passé en revue 11 000 fonds distribués en France dont 9 000 commercialisés en direct auprès des investisseurs particuliers, via un compte-titre, un plan d’épargne actions (PEA), un contrat d’assurance vie multisupport ou un plan d’épargne retraite (PER). Cette méthodologie a permis d’établir un palmarès des meilleures performances sur 3 ans qui a mis en lumière la performance de notre fonds actions France d’engagement actionnarial :

Il s’agit d’une reconnaissance du savoir-faire de Phitrust. Ce prix conforte le thème d’investissement et la stratégie d’engagement actionnarial développés par l’équipe de gestion, établis sur un horizon à long terme.

STRATEGIE FINANCIERE – Phitrust Active Investors France

La SICAV Phitrust Active Investors France est essentiellement investie en actions entrant dans la composition de l’indice CAC40. Le portefeuille est composé d’au moins 90% d’actions de la zone Euro.

L’objectif financier est de surperformer l’indice CAC40 dividendes réinvestis, en investissant dans toutes les entreprises de l’indice.

Une méthodologie quantitative propriétaire calcule les sur ou sous-pondérations des titres du portefeuille ; ces pondérations prennent en compte notamment les réponses des dirigeants des sociétés aux initiatives d’engagement du gérant de la Sicav, la qualité de la gouvernance stratégique des sociétés et une analyse quantitative des événements de gouvernance des sociétés.

STRATEGIE EXTRA-FINANCIERE

Des études ont montré que les progrès de gouvernance induisent à terme une meilleure valorisation des sociétés. A l’inverse, des dysfonctionnements dans la gouvernance de grandes sociétés européennes ont fortement pesé sur leur valorisation boursière. La Sicav cherche donc à identifier les progrès de gouvernance et les initiatives qui pourraient être menées auprès des sociétés du portefeuille pour améliorer leur gouvernance et à terme leur valorisation boursière.

La Sicav a défini son propre référentiel de gouvernance qui s’appuie notamment sur les principes retenus par les grands investisseurs institutionnels et la plupart des référentiels publiés.

La question du partage de la valeur créée entre salaires / rémunérations des dirigeants / investissements et rémunération des actionnaires se pose dans tous les groupes. Mais pas de la même façon.

Les annonces se télescopent et les réactions se sont succédé depuis avril.

36,5 millions d’euros, c’est le montant de la rémunération du PDG de Stellantis pour l’année 2023, soit une hausse de 56% sur un an. Beaucoup crient au scandale ; cela coince d’autant plus que cette hausse s’inscrit dans un contexte de licenciements aux États-Unis et de départs volontaires en France et en Italie et de chômage partiel récurrent au sein du groupe.

En 2022 et 2023, TotalEnergies a dépensé 9 milliards de dollars en 2023 pour racheter plus de 142 millions d’actions, soit 5,91% de son capital, en vue de les annuler. En 2022, il avait consacré 7 milliards de dollars pour 5,35% du capital. Dans le même temps, le groupe consacrait près de 17 milliards de dollars, dont « seulement » 35%, soit 5,9 milliards, dans les énergies bas-carbone, essentiellement dans l’électricité. Autrement dit, les actionnaires étaient mieux rémunérés que les investissements réalisés dans les énergies renouvelables. Les rachats pour annulation ont un attrait pour les actionnaires, celui de faire théoriquement remonter le cours de l’action. Les rachats d’actions constituent une forme additionnelle de rémunération au versement de dividendes. La question est celle des priorités quand on sait qu’un groupe comme TotalEnergies doit et devra investir massivement pour financer sa transition.

Au même moment, le groupe Michelin annonce mettre en place un salaire « décent » supérieur au Smic et un « socle de protection sociale universel » pour ses 132 000 salariés dans le monde.

La question du partage de la valeur créée entre salaires / rémunérations des dirigeants / investissements et rémunération des actionnaires se pose dans tous les groupes. Mais pas de la même façon.

C’est pourquoi Phitrust a tenté cette année de poser une résolution à l’Assemblée Générale de TotalEnergies pour empêcher le rachat d’actions pour annulation. «Avec seulement une quinzaine de jours pour convaincre des investisseurs, nous avons manqué de temps et avons seulement pu réunir 0,2% du capital après avoir contacté directement 63 investisseurs, souligne Denis Branche. Toutefois, cette résolution a ouvert un débat au sein des gestions, entre les gérants ayant une vision plus financière qui se félicitent de la redistribution aux actionnaires de TotalEnergies et ceux ayant un axe plus ISR, qui insistent sur la nécessité pour le groupe d’accélérer sa transition

Cela montre la divergence croissante entre les annonces des investisseurs « Responsables ou durables » d’accompagner les entreprises de leur portefeuille dans la transition de leur » business model » pour atteindre la neutralité carbone et l’attente financière de ces mêmes gérants.  Faire croire aux investisseurs institutionnels et privés que les investissements nécessaires pour modifier profondément et rapidement les modes de production, de distribution… seront possibles sans remettre en cause la rentabilité financière à court terme est un leurre car la rentabilité de ces nouveaux investissements sera longue à trouver comme l’a rappelé Patrick Pouyanné à l’Assemblée de TotalEnergies.

En tant qu’investisseurs Responsables et durables, ayons le courage d’assumer que le changement ne sera possible qu’en acceptant moins de rentabilité à court terme ! En serons-nous capables ?

Olivier de Guerre

Nous aurons alors perdu l’une de nos plus belles entreprises qui petit à petit faisait évoluer sa stratégie, peut-être pas assez vite… mais le faisait quand même plus vite que ses principaux concurrents…

Que vous soyez Investisseurs responsables ou non, il est urgent de réagir !

Depuis plusieurs années nous expliquons que les investisseurs, gestionnaires d’actifs européens devraient massivement investir dans TotalEnergies l’une des rares sociétés européennes à avoir la capacité industrielle et financière d’investir massivement dans les énergies renouvelables en parallèle de son activité pétrolière.

Au lieu de cela les investisseurs et gestionnaires français et européens n’ont eu de cesse de critiquer TotalEnergies qui « produit encore du pétrole » alors même que nous voyageons en autocar, voiture grâce au pétrole, que nos tracteurs, camions ne roulent qu’au gas-oil… une attitude incohérente totalement en contradiction avec la vie quotidienne de nos concitoyens eux même retraités ou investisseurs dans les produits financiers…

Et l’Etat français vient de valider les dispositions du nouveau label ISR de place qui exclut des portefeuilles les sociétés pétrolières !

Les investisseurs US en deux ans sont passé de 38 pct à 47 pct du capital de TotalEnergies alors que les français et européens réduisaient leur participation… ce qui a amené l’entreprise à ouvrir son conseil d’administration, aujourd’hui majoritairement non français…

L’annonce par Patrick Pouyanné d’avoir la cotation principale à NY où les investisseurs comprennent sa stratégie… est le corollaire de cette incohérence des investisseurs français et européens qu’il côtoie…

Il a beau annoncer que le siège de la société reste à Paris, personne n’a encore réalisé que TotalEnergies est aujourd’hui une société dite « européenne », ce qui lui permet de transférer à tout moment son siège hors de France… par exemple aux Pays-Bas où le Say-on-Pay n’est pas contraignant, où les administrateurs ne sont révocables que devant un tribunal et où la fiscalité est plus « légère »… quand les investisseurs US seront majoritaires, que croyez-vous qu’ils vont demander ?

Nous aurons alors perdu l’une de nos plus belles entreprises qui petit à petit faisait évoluer sa stratégie, peut-être pas assez vite… mais le faisait quand même plus vite que ses principaux concurrents… souhaitant devenir un énergéticien global et plus seulement une compagnie pétrolière…

La France et son gouvernement n’auront alors aucun poids pour amener TotalEnergies à continuer à investir massivement en France dans les énergies renouvelables… ou à prendre en compte les spécificités du marché français comme le plafonnement du prix à la pompe…

Et voilà comment une approche moralisatrice de l’investissement responsable face aux enjeux climatiques associé à une absence totale de prise en compte des enjeux de souveraineté énergétique futur aura amené une de nos plus belles entreprises à quitter le territoire national.

Un scénario de science-fiction ? Nous l’espérions ces dernières années. Nous pensons aujourd’hui que ce n’est plus une hypothèse mais que ce sera bientôt la réalité… sauf si les investisseurs français et européens réagissent et redeviennent des actionnaires importants de TotalEnergies pour faire comprendre à la direction et à son conseil d’administration qu’une entreprise a une histoire de 140 ans en France et qu’il est important dans notre monde qui se polarise de s’y ancrer même si certaines fois les positions de ses actionnaires ou de la société civile sont « énervantes »…

Que vous soyez Investisseurs responsables ou non, il est urgent de réagir !

Cette résolution a ouvert un débat au sein des gestions, entre les gérants ayant une vision plus financière qui se félicitent de la redistribution aux actionnaires de TotalEnergies et ceux ayant un axe plus ISR, qui insistent sur la nécessité pour le groupe d’accélérer sa transition

Phitrust souhaitait demander la suppression de la faculté d’annulation des actions dans le cadre des programmes de rachats d’actions. «Cela fait deux ans que TotalEnergies rend plus aux actionnaires qu’il n’investit dans la décarbonation. Une vraie question pour un groupe dont la transition climatique est majeure, déclare Denis Branche, co-fondateur et vice-président de Phitrust. Il faut être cohérent. Les rachats d’actions ont seulement un effet relutif sur le cours de Bourse. C’est un aveu de faiblesse du conseil, signifiant en creux qu’il n’a pas mieux à faire que renvoyer du cash aux actionnaires

En 2023, le pétrolier a investi près de 17 milliards de dollars, dont 35%, soit 5,9 milliards, dans les énergies bas-carbone, essentiellement dans l’électricité. Et, selon le document d’enregistrement universel de TotalEnergies, le groupe a dépensé 9 milliards de dollars en 2023 pour racheter plus de 142 millions d’actions, soit 5,91% de son capital, en vue de les annuler. En 2022, il avait consacré 7 milliards de dollars pour 5,35% du capital. Une accélération par rapport au 1,5 milliard de dollars déboursé pour 1,41% du capital en 2021. Sur les deux premiers mois de 2024, TotalEnergies avait déjà dépensé 1,3 milliard de dollars pour près de 21 millions d’actions, qui seront annulées.

TotalEnergies «doit conserver sa capacité à financer sa transition énergétique, poursuit Denis Branche. Or, ses résultats sont très sensibles au cours du pétrole, actuellement à un niveau élevé. Le groupe doit conserver une trésorerie substantielle pour financer la recherche, acquérir de nouvelles technologies, etc

En attendant, l’urgence pour Phitrust était de convaincre d’autres actionnaires pour réunir 0,5% du capital, soit 805 millions d’euros au cours actuel, avant la date butoir du 18 avril pour le dépôt de la résolution. Un défi. Les investisseurs responsables peuvent être moins engagés pour soutenir une résolution qui pèsera sur la valorisation de leur ligne….https://www.agefi.fr/news/entreprises/phitrust-va-demander-a-totalenergies-darreter-les-rachats-annulations-dactions

Finalement, Phitrust n’a pas eu le temps de convaincre 0,5% du capital. 0,2% du capital ont été réunis auprès de Messieurs Hottinguer, Groupama AM, Delubac, Federal Finance Arkea, Ossiam ainsi que quelques investisseurs privés

«Avec seulement une quinzaine de jours pour convaincre des investisseurs, nous avons manqué de temps et avons seulement pu réunir 0,2% du capital après avoir contacté directement 63 investisseurs, Denis Branche. Toutefois, cette résolution a ouvert un débat au sein des gestions, entre les gérants ayant une vision plus financière qui se félicitent de la redistribution aux actionnaires de TotalEnergies et ceux ayant un axe plus ISR, qui insistent sur la nécessité pour le groupe d’accélérer sa transition.» De son côté, TotalEnergies se félicite de la qualité du dialogue noué depuis longtemps avec Phitrust.

Engager les entreprises du CAC40 implique un dialogue exigeant et de long terme. Phitrust a déjà déposé 6 résolutions en AG de TotalEnergies et continuera d’inciter l’entreprise dans la transition de son modèle d’affaires.

Au-delà du changement climatique, la préservation et la conservation de la biodiversité constituent des enjeux structurels de croissance durable sur lesquels il est urgent d’agir

Phitrust, société de gestion pionnière de l’investissement à impact et Mirova, filiale de Natixis Investment Managers dédiée à la finance responsable, lancent une campagne de questions écrites en amont des assemblées générales, ciblée sur les entreprises du CAC40 à fort enjeu pour la biodiversité.

Cette action inédite vise à encourager les grandes entreprises à démontrer l’ambition de leur stratégie en faveur de la biodiversité, avec un double objectif :

  • Les inciter à utiliser le cadre de reporting sur la nature porté par la Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD), et a minima leur demander qu’elles rendent compte de la biodiversité comme un sujet matériel pour leurs activités dans le cadre de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD)[1] ;
  • Encourager ces entreprises à concrétiser leur ambition de préserver les écosystèmes naturels à travers des objectifs basés sur la science (exemple : Science-Based Targets for Nature, ou SBTN) à moyen terme.

Au-delà du changement climatique, la préservation et la conservation de la biodiversité constituent des enjeux structurels de croissance durable sur lesquels il est urgent d’agir. La moitié du PIB mondial est dépendante de la nature et de ses services écosystémiques essentiels, et leur effondrement pourrait induire une perte de PIB de 2,7 trillions de dollars à 2030[2]. Selon la Banque Centrale Européenne, 75 % des prêts européens ont été accordés à des entreprises fortement dépendantes de la nature[3].

Afin de guider les entreprises dans la prise en compte du sujet, un cadre international de recommandations en matière de divulgation sur la nature a été publié par la TNFD en septembre 2023[4], une étape clé positionnant le risque « nature » au même niveau que le risque financier, opérationnel et climatique et permettant de réorienter les flux de capitaux vers les entreprises les plus réactives face à la perte de la biodiversité. Les recommandations de la TNFD se veulent compatibles avec les obligations réglementaires des entreprises européennes telles que le cadre European Sustainability Reporting Scheme (ESRS)[5] de la directive sur les divulgations sur la durabilité (CSRD).

Plus de 320 entreprises dans le monde se sont déjà engagées à publier un rapport aligné sur les recommandations de la TNFD dans les deux prochaines années, et plusieurs entreprises prévoient déjà la validation de leurs d’objectifs alignés SBTN sur les terres et l’eau en 2024. Mirova et Phitrust agissent pour promouvoir ces référentiels auprès des entreprises, et notamment celles à fort enjeu pour la biodiversité.

Louise Schreiber, Responsable de la recherche en développement durable – Actifs Listés chez Mirova, déclare : « Avec cette première campagne, nous attendons de la part des entreprises des réponses claires et circonstanciées à nos questions. Le sujet de la biodiversité doit émerger dans la communication des entreprises au même titre que la rémunération des dirigeants ou les questions sur le climat. Nous espérons avec cette initiative que le sujet soit mis systématiquement à l’ordre du jour des prochaines Assemblées Générales et inscrit dans les communications des sociétés. »

À propos de PHITRUST

Depuis sa création en 1999, la société de gestion Phitrust investit pour agir auprès des grandes entreprises cotées pour qu’elles fassent évoluer leurs pratiques Environnementales, Sociales et de Gouvernance (ESG) – et auprès des entreprises sociales innovantes pour leur donner les moyens financiers et humains de changer d’échelle et déployer leur impact social et environnemental. Deux activités, une seule mission traduite dans la raison d’être de la société : Investir pour agir et contribuer à faire grandir les entreprises qui intègrent au cœur de leur stratégie le développement de l’être humain et la préservation de notre planète.

Les décisions des grandes entreprises sur la répartition de la richesse créée et sur l’allocation du capital dans l’économie ont un impact économique, social et environnemental qui dépasse leur périmètre. Elles sont devenues des acteurs incontournables dans la recherche de solutions aux grands défis sociétaux. Phitrust exerce pleinement auprès d’elles son rôle d’actionnaire engagé, constructif et exigeant, en mobilisant les investisseurs institutionnels, dans un seul objectif : alerter sur les risques et les accompagner dans le changement de leurs modèles d’affaires. Avec 20 ans d’expérience et de relations directes avec les dirigeants des grandes entreprises, Phitrust a déposé 50 résolutions en assemblées générales des sociétés du CAC40.

www.phitrust.com

À propos de Mirova

Mirova est une société de gestion globale d’actifs dédiée à l’investissement durable et une filiale de Natixis Investment Managers. À la pointe de la finance durable depuis plus d’une décennie, Mirova développe des solutions d’investissement innovantes dans toutes les classes d’actifs, visant à combiner création de valeur à long terme avec un impact environnemental et social positif. Basée à Paris, Mirova propose une large gamme de stratégies actions, taux, diversifié, infrastructures de transition énergétique, capital naturel et private equity conçues pour les investisseurs institutionnels, les plateformes de distribution et les investisseurs particuliers en Europe, Amérique du Nord et Asie-Pacifique. Mirova et ses sociétés affiliées comptaient 29,7 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Mirova est une entreprise à mission, labellisée B Corp*.

*La référence à un label ne préjuge pas de la performance future des fonds ou de ses gérants

Société de gestion de portefeuille – Société Anonyme
RCS Paris n°394 648 216 – Agrément AMF n°#GP 02-014
59, avenue Pierre Mendès-France – 75013 Paris

Mirova est un affilié de Natixis Investment Managers.
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À propos de Natixis Investment Managers

L’approche multi-boutique de Natixis Investment Managers permet aux clients de bénéficier de la réflexion et de l’expertise ciblée de plus de 15 gérants actifs. Classé parmi les plus grands gestionnaires d’actifs1 au monde avec plus de 1 166 milliards d’euros d’actifs sous gestion2, Natixis Investment Managers propose une gamme de solutions diversifiées couvrant différents types de classes d’actifs, de styles de gestion et de véhicules, y compris des stratégies et des produits innovants en matière d’environnement, de social et de gouvernance (ESG) dédiés au développement de la finance durable. Nous travaillons en partenariat avec nos clients afin de comprendre leurs besoins personnels et de leur fournir des informations et des solutions d’investissement adaptées à leurs objectifs à long terme.

Basée à Paris et à Boston, Natixis Investment Managers fait partie du pôle Global Financial Services du Groupe BPCE, deuxième groupe bancaire en France à travers les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne. Toutes les offres ne sont pas disponibles dans toutes les juridictions. Pour plus d’informations, veuillez consulter le site Internet de Natixis Investment Managers à l’adresse im.natixis.com | LinkedIn: linkedin.com/company/natixis-investment-managers.

Les groupes de distribution et de services de Natixis Investment Managers comprennent Natixis Distribution, LLC, une société de courtage à vocation limitée et le distributeur de diverses sociétés d’investissement enregistrées aux États-Unis pour lesquelles des services de conseil sont fournis par des sociétés affiliées de Natixis Investment Managers, Natixis Investment Managers S.A. (Luxembourg), Natixis Investment Managers International (France), et leurs entités de distribution et de services affiliées en Europe et en Asie.

1 Cerulli Quantitative Update : Global Markets 2023 a classé Natixis Investment Managers comme le 17éme plus grand gestionnaire d’actifs au monde sur la base des actifs sous gestion au 31 décembre 2022.
2 Les actifs sous gestion (« AUM ») au 31 décembre 2023 des actuelles entités affiliées sont de 1 288,6 milliards de dollars (soit 1 166,5 milliards d’euros). Les actifs sous gestion, tels que déclarés, peuvent inclure des actifs notionnels, des actifs gérés, des actifs bruts, des actifs d’entités affiliées détenues par des minorités et d’autres types d’actifs sous gestion non réglementaires gérés ou gérés par des sociétés affiliées à Natixis Investment Managers.
3 Une marque de DNCA Finance.

NATIXIS INVESTMENT MANAGERS
Société anonyme de droit français
RCS Paris n°453 952 681
Siège social : 59, avenue Pierre Mendès-France – 75013 Paris
Natixis Investment Managers est une filiale de Natixis.


[1] Directive (UE) 2022/2464 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 modifiant le règlement (UE) no 537/2014 et les directives 2004/109/CE, 2006/43/CE et 2013/34/UE en ce qui concerne la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises

[2] The Economic Case for Nature A Global Earth-economy model to assess development policy pathways, Banque Mondiale, 2021

[3] The economy and banks need nature to survive, Banque Centrale Européenne, 2023

[4] Final TNFD Recommendations on nature related issues published and corporates and financial institutions begin adopting, TNFD, 2023

[5] Règlement délégué (UE) 2023/2772 de la Commission du 31 juillet 2023 complétant la directive 2013/34/UE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les normes d’information en matière de durabilité

Nous suivions ce beau projet social depuis sa création. Séduits par l’intensité sociale du projet et par la grande qualité de l’équipe, nous avons dès octobre 2023 décidés d’y investir significativement


La Conciergerie Solidaire, entreprise pionnière dans les services de conciergerie dédiés aux entreprises, aux tiers-lieux et aux quartiers, annonce aujourd’hui l’entrée de nouveaux partenaires financiers et familiaux à son capital. Cette opération, pilotée par la banque d’affaires Linkapital, marque une étape significative dans le parcours de l’entreprise engagée dans l’économie sociale et solidaire.

Phitrust Partenaires Inclusion, Federal Finance Gestion et SC Chance (Matthieu Bouin) rejoignent ainsi les rangs des investisseurs historiques, tels que NovESS, Darwin Évolution et France Active Investissement, dans le soutien à La Conciergerie Solidaire. Cette démarche s’inscrit dans une vision commune de promotion d’une économie plus locale, responsable et respectueuse de l’environnement.

Avec une opération de financement d’un montant total de 2,2 millions d’euros, La Conciergerie Solidaire s’engage à mettre en oeuvre un plan de développement ambitieux. Celui-ci comprend le renforcement de ses agences existantes, l’ouverture de nouvelles antennes, ainsi qu’une politique active de recrutement de nouveaux affiliés pour densifier son maillage territorial. De plus, l’entreprise entend consolider sa plateforme digitale pour offrir un service omnicanal de qualité.

Fondée en 2010 à Bordeaux par Sylvain Lepainteur, entrepreneur visionnaire, La Conciergerie Solidaire s’est rapidement imposée comme un acteur majeur de l’insertion professionnelle et de la promotion de l’économie sociale et solidaire. Grâce à une équipe de plus de 93 salariés, dont 69 concierges en parcours d’insertion professionnelle ou en situation de handicap, l’entreprise offre une large gamme de services de conciergerie à plus de 25 000 utilisateurs.

En plus de son réseau régional composé de 15 agences, La Conciergerie Solidaire s’appuie sur une plateforme digitale innovante et un réseau de prestataires locaux issus de l’économie sociale et solidaire. Cette approche permet à l’entreprise de proposer des solutions sur mesure tout en favorisant l’emploi et le développement durable. Cette nouvelle phase de croissance, rendue possible grâce au soutien de ses partenaires financiers et familiaux, confirme l’engagement de La Conciergerie Solidaire en faveur d’une économie plus inclusive et durable. En renforçant son empreinte territoriale et en élargissant son offre de services, l’entreprise entend jouer un rôle clé dans la transformation sociale et économique des territoires où elle est implantée.

« Cette opération nous permet de soutenir le développement de La Conciergerie Solidaire et de faire rayonner son concept original, vertueux, générateur d’impact, à l’appui d’uneéquipe solide, engagée et déterminée. Grâce à cette levée de fonds, le Groupe a la ferme ambition de devenir un acteur de référence de la conciergerie inclusive et de la création d’écosystèmes ESS au service de la dynamisation des territoires. » – Sylvain LEPAINTEUR, LA CONCIERGERIE SOLIDAIRE

« Nous sommes ravis de ce closing qui va permettre à la Conciergerie Solidaire d’aborder une nouvelle phase de forte croissance sur des bases financières solides. Nous suivions ce beau projet social depuis sa création. Séduits par l’intensité sociale du projet et par la grande qualité de l’équipe, nous avons dès octobre 2023 décidés d’y investir significativement, et de conseiller la société avec des demandes exigeantes qui ont toutes été acceptées et concrétisées, et qui permettent aujourd’hui un financement harmonieux et diversifié de cette très belle entreprise sociale. » – Xavier THAURON, PHITRUST PARTENAIRES

À PROPOS :

PHITRUST

Phitrust investit pour agir auprès des grandes entreprises cotées pour qu’elles fassent évoluer leurs pratiques ESG (Phitrust Active Investors) – et auprès des entreprises sociales innovantes pour leurs donner les moyens financiers et humains de changer d’échelle et déployer leur impact (Phitrust Partenaires). Deux activités, une seule mission : être un actionnaire engagé et agissant pour la transition environnementale et sociale des entreprises. Phitrust est membre de la communauté des entreprises à mission.

PHITRUST PARTENAIRES :

En mobilisant des investisseurs privés et institutionnels vers des projets entrepreneuriaux innovants, engagés et inclusifs, Phitrust ouvre un nouvel espace entre private equity et philanthropie : au-delà de l’apport financier, nous cherchons à créer autour des entrepreneurs un réseau d’experts et d’investisseurs engagés qui vont les accompagner sur le temps long afin de démultiplier leur impact pour la société. Plus de 30 entreprises sociales sont accompagnées par les équipes dont Simplon, Lita, LemonTri, Alenvi, La Varappe

Phitrust Partenaires Inclusion est le 3e fonds d’investissement à impact social de Phitrust Partenaires. Lancé en 2023 en partenariat avec le Fonds Européen d’Investissement, ce fonds conserve la même stratégie que Phitrust Partenaires, précurseur des fonds français à impact social.

Paris, le 15 avril 2024 – Ecodair, avec cette levée de fonds de 3,5 millions d’euros, va pouvoir accélérer son développement et ainsi renforcer son impact social et environnemental.

Fondé à Paris en 2004, aujourd’hui fort de cinq implantations en France, Ecodair est un reconditionneur informatique à vocation sociale.En 2023, Ecodair a traité plus de 46 000 équipements informatiques, soit 220 tonnes, et connu une croissance de près de 20% de son activité.

L’activité d’Ecodair est portée par un effectif de 170 personnes, dont 70% bénéficient d’un parcours d’accompagnement personnalisé en lien avec une situation de handicap, de fragilité ou de précarité. A travers un métier d’avenir, le reconditionnement, Ecodair accompagne en majorité des personnes en situation de handicap mental et psychique (notamment, bipolarité, schizophrénie, paranoïa, …) ou de précarité professionnelle (notamment, bénéficiaires du RSA, réfugiés, chômeurs de longue durée, …). Cet accompagnement va jusqu’à la préparation de formations certifiantes autour des métiers du service informatique et la création de partenariats avec des employeurs du secteur.

Ses quatre nouveaux actionnaires minoritaires, BNP Paribas, Phitrust, la Banque des Territoires et  Crédit Mutuel Asset Management (CM-AM) partagent à la fois la vision de long terme et l’engagement en faveur de l’inclusion sociale et de la durabilité d’Ecodair :

  • Phitrust, acteur historique du développement d’Ecodair depuis 2005, renouvelle son engagement dans ce projet inclusif et écologique, avec son expertise financière et son engagement en faveur de l’impact social.
  • La Banque des Territoires contribue avec ce projet à fort impact social à son engagement pour la cohésion sociale et territoriale.
  • BNP Paribas : partenaire bancaire historique d’Ecodair depuis 2010 et utilisateur régulier du service de reconditionnement pour ses ordinateurs usagés, il était complètement naturel pour BNP Paribas d’accompagner Ecodair aussi dans sa croissance, à travers son enveloppe d’investissement pour compte propre, dédiée aux entreprises à impact innovantes et engagées en faveur des actions sociales et solidaires, du développement local, du climat, et du capital naturel.
  • Crédit Mutuel Asset Management (CM-AM) : engagé au travers de la Finance solidaire en faveur de l’Économie Sociale et Solidaire, la participation à ce tour de table entre parfaitement dans la thèse d’investissement du FCP CM-AM Engagement Solidaire portant deux thématiques maîtres : l’inclusion et la transformation.

L’ensemble de ces partenaires aspirent à amplifier l’impact social d’Ecodair en favorisant l’inclusion professionnelle des personnes en situation de fragilité, tout en contribuant à la réduction de l’empreinte environnementale du numérique grâce au reconditionnement de matériel informatique.

« Avec cette levée de fonds, nous franchissons une étape cruciale dans notre histoire, pour poursuivre et amplifier notre engagement social et environnemental ; nous voulons prouver qu’Ecodair,            acteur 100% social, a toute sa place dans le marché du reconditionné informatique qui est en plein essor ; que l’on peut construire un projet entrepreneurial ambitieux avec des personnes en situation de fragilité », souligne Etienne Hirschauer, directeur général d’Ecodair

Le triple impact d’Ecodair, reconnu par l’agrément ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale) s’engage           pour un développement responsable et inclusif :

  • Double impact social : Ecodair emploie 170 personnes, dont 70% sont en situation de handicap ou d’insertion, sur 5 sites en France. L’objectif d’Ecodair est d’agir pour l’insertion socio-professionnelle et de créer un univers professionnel qui donne une place à chacun, quel que soit son parcours.

Grâce au reconditionnement, Ecodair rend accessible le matériel informatique à des personnes qui n’ont pas la possibilité de s’équiper avec du matériel neuf.

  • Impact environnemental : à travers le reconditionnement de matériel informatique, Ecodair contribue à réduire l’empreinte carbone du numérique
  • Impact économique : tout en favorisant l’économie circulaire, Ecodair a enregistré une augmentation de près de 20% de son chiffre d’affaires en 2023.

Cette levée de fonds permettra à la société de répondre à une demande croissante dans un secteur clé en  développement. Le marché du réemploi de matériel informatique connaît une forte expansion, notamment en raison des enjeux environnementaux.      

Les fonds levés seront affectés à plusieurs axes stratégiques      :

  • Le développement territorial, pour étendre la présence géographique d’Ecodair au plus proches de ses clients et créer des opportunités professionnelles pour des personnes en situation de fragilité sur tout le territoire français.
  • L’amélioration des outils de production afin d’accroître sa productivité et son efficacité.
  • L’amélioration au quotidien de ses capacités d’accompagnement social       

À propos d’Ecodair

Fondé à Paris en 2004, Ecodair (www.ecodair.com) est un reconditionneur informatique à vocation sociale. Ecodair accueille, insère et forme des personnes éloignées de l’emploi à travers des parcours différents (ESAT, Entreprise Adaptée, Entreprise d’Insertion, Atelier Chantier d’Insertion) autour des métiers du reconditionnement informatique, dans une démarche d’inclusion et d’économie circulaire. Ecodair rassemble aujourd’hui plus de 170 personnes dans 5 implantations en France (Paris, région parisienne, Rhône-Alpes, PACA, Bretagne).

Contact : Isabelle de Saint Aubert communication@ecodair.org 07 68 08 97 29

A propos de Phitrust

Phitrust investit pour agir auprès des grandes entreprises cotées pour qu’elles fassent évoluer leurs pratiques ESG (Phitrust Active Investors) – et auprès des entreprises sociales innovantes pour leurs donner les moyens financiers et humains de changer d’échelle et déployer leur impact (Phitrust Partenaires). Deux activités, une seule mission : être un actionnaire engagé et agissant pour la transition environnementale et sociale des entreprises. Phitrust est membre de la communauté des entreprises à mission.

Phitrust Partenaires

En mobilisant des investisseurs privés et institutionnels vers des projets entrepreneuriaux innovants, engagés et inclusifs, Phitrust ouvre un nouvel espace entre private equity et philanthropie : au-delà de l’apport financier, nous cherchons à créer autour des entrepreneurs un réseau d’experts et d’investisseurs engagés qui vont les accompagner sur le temps long afin de démultiplier leur impact pour la société. Plus de 30 entreprises sociales sont accompagnées par les équipes dont Simplon, Lita, LemonTri, Alenvi, La Varappe

Phitrust Partenaires Inclusion est le 3e fonds d’investissement à impact social de Phitrust Partenaires. Lancé en 2023 en partenariat avec le Fonds Européen d’Investissement, ce fonds conserve la même stratégie que Phitrust Partenaires, précurseur des fonds français à impact social.

 Contact : Xavier Thauron (Xavier.thauron@phitrust.com)

A propos de la Banque des Territoires

La Banque des Territoires est l’un des métiers de la Caisse des Dépôts. Elle réunit les expertises internes à destination des territoires. Porte d’entrée unique pour ses clients, elle œuvre aux côtés de tous les acteurs territoriaux : collectivités locales, entreprises publiques locales, organismes de logement social, professions juridiques, entreprises et acteurs financiers. Elle les accompagne dans la réalisation de leurs projets d’intérêt général en proposant un continuum de solutions : conseils, prêts, investissements en fonds propres, consignations et services bancaires. En s’adressant à tous les territoires, depuis les zones rurales jusqu’aux métropoles, la Banque des Territoires a pour ambition de maximiser son impact notamment sur les volets de la transformation écologique et de la cohésion sociale et territoriale. Les 37 implantations locales de la Banque des Territoires assurent le déploiement de son action sur l’ensemble des territoires métropolitains et ultra-marins.

Contacts presse

Banque des Territoires : Nathalie Police – nathalie.police@caissedesdepots.fr – 06 07 58 65 19

Agir ensemble pour développer des territoires plus verts et plus solidaires

A propos de BNP Paribas

BNP Paribas est la première banque de l’Union européenne et un acteur bancaire international de premier plan. Elle est présente dans 63 pays et rassemble près de 183 000 collaborateurs, dont plus de 145 000 en Europe. Le Groupe détient des positions clés dans ses trois grands pôles opérationnels : Commercial, Personal Banking & Services pour l’ensemble des banques commerciales du Groupe et plusieurs métiers spécialisés parmi lesquels BNP Paribas Personal Finance ou encore Arval; Investment & Protection Services pour les solutions d’épargne, d’investissement et de protection ; et Corporate & Institutional Banking, centré sur les clientèles Entreprises et Institutionnels. Fort d’un solide modèle diversifié et intégré, le Groupe accompagne l’ensemble de ses clients (particuliers, associations, entrepreneurs, PME, grandes entreprises et institutionnels) pour les aider à réaliser leurs projets en leur proposant des services de financement, d’investissement, d’épargne ou de protection. En Europe, BNP Paribas est composé de quatre marchés domestiques : la Belgique, la France, l’Italie et le Luxembourg. Le Groupe déploie également son modèle intégré de banque commerciale dans les pays du bassin méditerranéen, en Turquie et en Europe de l’Est. Acteur bancaire international de premier plan, le Groupe dispose de plateformes et de métiers leaders en Europe, d’une forte présence dans la zone Amériques, ainsi que d’un dispositif solide et en forte croissance en Asie-Pacifique. BNP Paribas met en œuvre dans l’ensemble de ses activités une démarche de Responsabilité Sociale et Environnementale lui permettant de contribuer à la construction d’un futur durable, tout en assurant la performance et la stabilité du Groupe.

Contact presse : Claire Lenormand – +33 (0)6 37 90 20 21 – claire.lenormand@bnpparibas.com

A propos de CM-AM :

Principale société de gestion pour compte de tiers de Crédit Mutuel Alliance Fédérale (Entreprise à mission), CM-AM porte les valeurs de sa maison mère au travers notamment de sa Finance solidaire en investissant dans des structures de l’Économie Sociale et Solidaire via le FCP CM-AM Engagement Solidaire. Notre thèse d’investissement vise en tout premier lieu les structures agréée ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale), favorisant l’insertion sous toutes ses formes ou encore le développement dans les territoires de projets d’utilité sociale et/ou environnementale.

En 2023, le montant dédié au rachat d’actions (environ 9 Mds€) est nettement supérieur à celui de des investissements et acquisitions dans les énergies renouvelables (environ 4,5 Mds€) , qui sont pourtant l’« avenir de la société ».


La période des Assemblées générales va être un moment privilégié pour constater les progrès réalisés par les sociétés cotées dans leurs ambitions climatiques. Vont-elles les confirmer, expliquer les problèmes rencontrés pour y arriver ? Autant de questions que les actionnaires vont se poser à la lecture des rapports de développement durable qui vont tous, bien évidemment être positifs.

La plupart des entreprises ont bien compris l’enjeu de modifier leur modèle d’affaires pour atteindre les objectifs posés par l’Union européenne en 2030 et 2050 ; il est clair que certaines, selon leurs activités, y arriveront plus vite que d’autres.

Le cas d’un pétrolier comme TotalEnergies est à cet égard emblématique : comment accélérer vers plus d’énergies renouvelables pour atteindre ces objectifs, tout en continuant à répondre à la demande qui croît toujours et à générer des résultats exceptionnels, alors même que la marge sur les énergies renouvelables ne sera certainement pas la même.

Un vrai dilemme pour les conseils d’administration, élus par les actionnaires, qui ont, depuis la théorisation des principes de l’école de Chicago, l’ambition de verser un dividende élevé pour fidéliser leurs actionnaires.

Depuis plusieurs années, TotalEnergies a accompagné la forte hausse du dividende d’une politique de plus en plus significative de rachats d’actions pour en distribuer à ses salariés mais surtout pour en annuler une grande partie. Les rachats d’actions sont présentés comme un moyen de  « reluer » l’actionnariat tout en espérant une hausse des cours. En 2023, le montant dédié au rachat d’actions (environ 9 Mds€) est nettement supérieur à celui de des investissements et acquisitions dans les énergies renouvelables (environ 4,5 Mds€) ,  qui sont pourtant l’«  avenir de la société ».

Cette pratique ne peut que nous interpeller : elle montre l’incapacité de la direction de TotalEnergies à identifier de nouveaux projets et à « oser » y investir ses liquidités pour accélérer sa transition.

C’est pourquoi Phitrust appelle les actionnaires de TotalEnergies à soutenir le projet de résolution qui viendrait modifier la 4ème résolution de l’ AG du 24 mai 2024: elle demande aux actionnaires de voter contre les rachats d’actions à finalité d’annulation des titres afin de limiter cette pratique et de donner au groupe plus de moyens pour investir pour demain !

En soutenant cette résolution, les actionnaires donneront un signe clair au Conseil et aux dirigeants de TotalEnergies sur l’accélération attendue dans les projets décarbonés de demain afin que cette magnifique société qui fête son centenaire cette année soit clairement dans cette nouvelle stratégie climatique et non dans un « entre-deux » !

Olivier De Guerre

La demande de pétrole et de gaz ne disparaitra pas entièrement

TotalEnergies est détenue aujourd’hui par 47% d’investisseurs anglo-saxons

Après plusieurs années de débats, l’État a tranché et validé la modification des principes du label ISR et notamment décidé d’exclure les investissements dans les entreprises d’énergie fossile qui lancent de nouveaux projets d’exploration et de raffinage comme TotalEnergies, BP ou ENI. Même si ces sociétés mettent en place des plans d’actions de réduction de leurs émissions en accord avec l’Accord de Paris, en faisant auditer par des experts leur progrès en lien avec cet objectif, aucun fonds actuellement labellisé ISR ne pourra plus les détenir au 1er janvier 2025.

Il accepte en revanche qu’il y ait dans les fonds distingués par le label des sociétés automobiles pouvant continuer à produire des voitures thermiques qui ont besoin de pétrole, gazole…

Les partisans du label ISR « nouvelle formule » indiquent que l’épargnant ne pouvait pas comprendre qu’il y ait des actions TotalEnergies dans un fonds dit “socialement responsable”. Et pour Renault, Stellantis, Air France… une autre logique ?

Mais les mêmes épargnants prennent bus, taxi, voiture, avion, … ; ils achètent des marchandises qui transitent par bateau, camion, … ; ils mangent des produits agricoles produits avec des tracteurs très polluants… Nous sommes encore très dépendants des énergies fossiles, et, quel que soit le scénario envisagé, la demande de pétrole et de gaz ne disparaitra pas entièrement : elle diminue de 2 % par an en moyenne jusqu’en 2050 dans le scénario des engagements annoncés (APS) et de 5 % par an dans le scénario des émissions Net Zero d’ici à 2050 (NZE).

Par ailleurs, ce ne sont pas les « majors », mais bien les compagnies pétrolières nationales qui sont les plus gros propriétaires de la production et des réserves (60% vs 13%).

Ainsi, la solution la plus efficiente n’est-elle pas d’accompagner les entreprises productrices ou dépendantes d’énergies fossiles vers des alternatives en les poussant régulièrement à prendre des engagements ambitieux de réduction des émissions ?

Depuis 2017 Phitrust dans sa Sicav Phitrust Active Investors interpelle et accompagne toutes les entreprises du CAC 40 pour qu’elles s’engagent au sein de l’initiative “SBT” à des objectifs concrets de réduction de leurs émissions. En 2017, seulement 6 sociétés avaient des objectifs validés par le SBTi ; en 2024, 30 ont des objectifs validés et 7 sont adhérentes dans l’attente de soumettre leurs objectifs aux SBTi. Pour les sociétés non adhérentes (Stellantis, Société Générale , TotalEnergies), nous poursuivons le dialogue. En parallèle, SBTi continue de progresser dans sa méthodologie sur le secteur pétrole et gaz en s’appuyant sur le retour des entreprises du secteur et des experts indépendants.

Malheureusement, notre stratégie de gestion et notre activité d’engagement actionnarial auprès de ces entreprises énergétiques ne seront plus considérées comme éligibles au nouveau label ISR !

Le risque est que les gérants, pour garder le label, excluent de leurs portefeuilles les sociétés fossiles. Les institutionnels voulant montrer qu’ils sont aussi “socialement responsables” feront de même et toute l’épargne française ne sera plus investie dans des sociétés françaises dont nous avons besoin au quotidien car nous continuons à consommer, acheter des biens et services basés sur l’énergie fossile…

TotalEnergies est détenue aujourd’hui par 47% d’investisseurs anglo-saxons, les membres de son Conseil sont majoritairement non français et la société a le statut de société européenne. Nous n’aurons que nos yeux pour pleurer quand elle sera majoritairement détenue par des anglo-saxons qui demanderont à l’entreprise de monter ses prix à la pompe, diminuer ses investissements renouvelables pour augmenter sa rentabilité et probablement un jour délocaliser le siège social aux Pays-Bas, pays moins interventionniste que la France. Même scénario possible pour Eramet, englué dans ses usines non rentables en Nouvelle Calédonie.

Les médias, les politiques parlent de souveraineté économique et parallèlement encensent cette « doxa » de l’ISR qui est plus exigeante que la législation européenne et en complète contradiction avec notre mode de vie.

Il est regrettable que les gestionnaires d’actifs n’aient pas réagi comme les agriculteurs à cette stratégie française de la normalisation climatique qui ne prend pas en compte la réalité de notre monde dans lequel nous vivons et des efforts que les entreprises mettent en œuvre pour tenir compte de l’urgence du changement climatique.

L’urgence climatique est là, il faut agir en tant qu’épargnant. Au lieu d’exclure tout en continuant à prendre sa voiture, l’avion, … accompagnons plutôt de façon exigeante les entreprises pour qu’elles accélèrent leur transition et atteignent les objectifs de l’Accord de Paris.

Tel est le sens de notre engagement chez Phitrust. Investissez dès aujourd’hui dans notre Sicav engagement France. Continuons à être des actionnaires actifs et responsables pour accélérer la transition avec des objectifs concrets pour 2030. Et merci à tous les actionnaires de notre Sicav qui l’ont compris et nous accompagnent dans ce chemin difficile de l’engagement pour la planète !

Olivier De Guerre

Joyeux 20e anniversaire à Phitrust, 🎉 deux décennies d’impact remarquable ! 🌍
Challenger les grandes entreprises pour accélérer leur transition environnementale et sociale, tout en soutenant des entreprises à impact social, a été notre mission.
🚀 Grâce à un fonds classé dans le 1er quartile de sa catégorie et à des sociétés d’investissement lancées avec des investisseurs privés et institutionnels, nous créons des ponts entre des acteurs si différents.
Décloisonnement de la finance durable, fin de l’entreprise pensée en silos, et embrassant l’idée de mission, tout cela pour créer plus de valeur et d’impact !

💪Les vœux d’Olivier de Guerre :
1️⃣ Que tous, entrepreneurs, dirigeants, actionnaires, investisseurs, répondent aux besoins de chacun avec des produits et services, plaçant l’impact en première ligne.
2️⃣ Que notre équipe, renforcée par de nouveaux talents, continue d’innover pour accompagner les entrepreneurs dans la transition de leurs modèles d’affaires.
Merci à Gilles Vermot Desroches, Ericka Cogne, Laurent Laik, Pierre-André de Chalendar, Franck BILLEAU, et Gabrielle Halpern pour ces échanges passionnants sur l’hybridation au service de l’inclusion et la transition.
Un grand merci à tous ceux qui ont célébré ces 20 années d’engagement et d’impact avec nous hier soir ! 🥂🙏

Video : https://www.youtube.com/shorts/ppK1mrSn1MY

Olivier de Guerre, Président de Phitrust « La Laiterie du Berger et sa marque Dolima, sont devenus le deuxième fournisseur sénégalais de laitage avec une croissance très rapide! Une telle croissance nécessite de lourds investissements. Maintenant que le modèle est parfaitement rodé et la confiance des institutions acquise, Phitrust, représenté au Conseil d’Administration par Louis Desanges, a rempli son rôle de soutien à un projet à haute valeur sociale.»

En 2023, LDB était le leader des produits laitiers frais au Sénégal, avec un chiffre d'affaires multiplié par 23 depuis l'entrée de Phitrust Partenaires au capital, et représentant aujourd'hui près de 10% du marché des produits laitiers frais au Sénégal

En 2023, la Laiterie du Berger a atteint un niveau de maturité suffisant pour que Phitrust Partenaires laisse place, après plus de 10 ans d’accompagnement, aux actionnaires fondateurs (Concert Bathily) à Danone ainsi qu’à la Compagnie Sucrière Sénégalaise.

La filière laitière nationale leader au Sénégal

Alors que 30% de la population sénégalaise vit de l’élevage (environ 4 millions de personnes), près de 90% du lait est importé. Fort de ce constat, Bagoré Bathily, un vétérinaire franco-sénégalais, crée en 2005 La Laiterie du Berger (LDB) pour permettre aux éleveurs Peuls de vivre de leur élevage, avec le soutien du fonds I&P et de son fondateur Patrice Hoppenot. LDB fabriquera donc des produits laitiers en incorporant du lait local. Son réseau de collecte implique plus de 5.500 familles d’éleveurs au Sénégal, à fin 2023. Les produits de la Laiterie du Berger sont distribués principalement sous la marque Dolima.

Phitrust Partenaires, un indispensable capital patient

Phitrust Partenaires a accompagné la croissance de cette entreprise depuis 2010, aux côtés notamment de Danone Communities et Concert Bathily. Ils ont financé les projets du dirigeant avec du capital patient ainsi qu’un apport en compétences. De la mise en place de la filière, à la construction de l’usine à Richard-Toll, au Nord du Sénégal, et à la consolidation du réseau de distribution, cet accompagnement aura permis à LDB de trouver son modèle, changer d’échelle et revendiquer un impact économique et social fort au Sénégal. Avant 2010, LDB a été pionnière en Afrique de l’Ouest en mobilisant les fonds d’investissement pour financer son établissement et sa croissance. Et à côté d’elle, Phitrust a été un pionnier dans le développement de l’investissement à impact ; LDB et Phitrust ont fait la démonstration qu’impact et rentabilité pouvaient se conjuguer.

En 2023, LDB était le leader des produits laitiers frais au Sénégal, avec un chiffre d’affaires multiplié par 23 depuis l’entrée de Phitrust Partenaires au capital, et représentant aujourd’hui près de 10% du marché des produits laitiers frais au Sénégal. LDB consolide aujourd’hui plus de 5 420 emplois directs et indirects, 1522 groupements de femmes formés en entrepreneuriat, 32 000 acteurs locaux bénéficiaires de la chaine de valeur et une des marques de produits laitiers les plus reconnues au Sénégal, distribuée grâce à un large réseau de points de vente, comprenant des boutiques, des superettes et des supermarchés à Dakar et dans d’autres villes du Sénégal et des pays voisins.

Concert Bathily et Danone ainsi que la Compagnie Sucrière Sénégalaise ont racheté la participation de Phitrust Partenaires.

Olivier de Guerre, Président de Phitrust ajoute « La Laiterie du Berger et sa marque Dolima, sont devenus le deuxième fournisseur sénégalais de laitage avec une croissance très rapide! Une telle croissance nécessite de lourds investissements. Maintenant que le modèle est parfaitement rodé et la confiance des institutions acquise, Phitrust, représenté au Conseil d’Administration par Louis Desanges, a rempli son rôle de soutien à un projet à haute valeur sociale.»

Pour Bagoré Bathily : « Je retiendrai que le compagnonnage avec Phitrust a donné à la jeune LDB l’accès à une expérience et à un réseau qui ont été déterminants. Louis Desanges a toujours été présent dans les moments difficiles et a contribué à l’installation d’une culture de la gouvernance qui est pour moi un de ses facteurs de succès aujourd’hui ».

Ambitions de développement

Après cette opération, LDB prévoit de poursuivre ses efforts d’investissement avec l’ouverture d’un second bassin industriel et de collecte de lait dans la région centre du Sénégal.  La marque Dolima a encore un gros potentiel de croissance, au Sénégal et dans les pays voisins.

A propos de Phitrust

Phitrust investit pour agir auprès des grandes entreprises cotées pour qu’elles fassent évoluer leurs pratiques ESG – et auprès des entreprises sociales innovantes pour leurs donner les moyens financiers et humains de changer d’échelle et déployer leur impact (Phitrust Partenaires). Deux activités, une seule mission : être un actionnaire engagé pour l’impact.

Phitrust Partenaires

Fonds de venture « capital patient », pionnier en France, Phitrust Partenaires, société d’investissement créée en 2006, rejointe par Phitrust Partenaires Europe en 2016, puis Phitrust Partenaires Inclusion en 2023, est investie dans plus de 30 entreprises sociales innovantes mettant l’inclusion au cœur de leur modèle (La Varappe, Les Alchimistes, Alenvi, BeCode, Sea Ranger,…). Phitrust Partenaires associe financement et accompagnement par des investisseurs et un réseau unique de dirigeants et anciens dirigeants qui s’engagent en capital, en gouvernance et en suivi des projets. En mobilisant des investisseurs privés et institutionnels vers des projets entrepreneuriaux innovants, engagés et inclusifs, Phitrust cherche à créer autour des entrepreneurs un réseau d’experts et d’investisseurs engagés qui vont les accompagner sur le temps long afin de démultiplier leur impact pour la société.

Avertissement : L’investissement dans Phitrust Partenaires constitue un investissement à risque et notamment en termes de liquidité, de défaut de contrepartie, de marché, de change et des risques liés au caractère solidaire des investissements. Pour une analyse approfondie de ces risques ainsi que des avantages et des inconvénients de l’investissement dans Phitrust Partenaires l’éventuel investisseur est invité à consulter le Mémorandum d’Investissement. 

Entreprises à impact social - grandes entreprises  : Comment construire des ponts pour déployer l'impact !



 


PHITRUST est heureux de vous inviter à son 9e web-débat Phitrust Entrepreneurs du 12 mars 2024.

Les innovations de demain sont déjà disponibles et développées par des entreprises à impact social engagées sur le terrain. Certains entrepreneurs conçoivent des modèles d’entreprise innovants et plaident en faveur d’un changement systémique, repoussant les limites en construisant des ponts avec de grandes entreprises afin de maximiser leur impact. Pour que ces alliances aient toutes les chances de réussir, un certain nombre de conditions préalables doivent être remplies.

Entreprises à impact social – grandes entreprises 

Comment construire des ponts pour déployer l’impact ! 

Réponses avec Frédéric Bardeau, Président de Simplon et François Lepicard, Partner chez Hystra
Débat animé en direct et par Zoom par Frédéric Vuillod, fondateur de Mediatico     

Mardi 12 mars 2024 8h45 – 10h00
POUR S’INSCRIRE A CE DEBAT CLIQUEZ ICI

SIMPLON : réseau d’écoles spécialisées, Simplon vise à former gratuitement des personnes en reconversion professionnelle ou éloignées de l’emploi aux métiers du numérique. L’établissement revendique plus de 14 000 personnes formées à l’informatique depuis 2013, dont 42 % de femmes. Son taux de sortie positive en emploi, en entrepreneuriat ou en reprise d’étude est de 66% dans les mois qui suivent la fin de la formation. Outre l’apprentissage du code, l’école a décidé d’aller plus loin avec des contenus axés sur des technologies porteuses, telles que l’IA ou la blockchain ou le metavers, via des partenariats avec des entreprises comme Microsoft ou Futurs.io. Grâce au travail réalisé avec de nombreux partenaires, Simplon est désormais présent dans 16 pays, avec un réseau de 121 Fabriques dans le monde entier. Son ambition : faire de l’inclusion digitale un levier de réduction de la fracture numérique.

HYSTRA  : Hystra est un cabinet de conseil en stratégie dédié à l’impact social et environnemental créé en 2009 à la suite d’un constat : des innovations pouvant améliorer les conditions de vie de nombreuses personnes existent mais celles-ci ne parviennent pas à passer à l’échelle et à atteindre une taille critique, gardant ainsi un impact marginal.

Son ambition : concevoir et mener des initiatives qui ont le potentiel d’accélérer la croissance de ces innovations. Hystra travaille pour cela avec des multinationales, des entreprises locales, des entrepreneurs sociaux, des impact-investors, des fondations et des acteurs publics.


L’arrivée de Gaëtan Herinckx correspond à une nouvelle étape dans le développement de Phitrust en Belgique avec le lancement du nouveau fonds Phitrust Partenaires Inclusion, créé en partenariat avec le Fonds Européen d’Investissement.


Phitrust, pionnier français de l’investissement à impact en Europe, lance un nouveau fonds d’investissement Phitrust Partenaires Inclusion et renforce ses équipes en recrutant Gaëtan Herinckx pour développer et renforcer ses activités en Belgique et en Europe.

UN NOUVEAU FONDS AXE SUR L’INCLUSION

Le Fonds Européen d’Investissement (FEI) ainsi que d’autres investisseurs institutionnels (tel que Fondation Apprentis d’Auteuil) ont participé à la première clôture du fonds Phitrust Partenaires Inclusion pour un montant de 33 millions d’euros. Ce fonds a pour vocation d’investir en partie en Belgique. Une levée de fonds additionnelle de 22 millions d’Euros (afin d’atteindre un encours total de 55 millions d’euros) est en cours auprès d’investisseurs institutionnels et fondations familiales en Europe et bien sûr en Belgique, où Phitrust Partenaires dénombre déjà une dizaine d’actionnaires institutionnels et privés, dont la Fondation Roi Baudouin.

La stratégie d’investissement du fonds se concentre autour de 2 axes :

  • Permettre à chacun et chacune de trouver sa place dans la société : insertion par l’emploi, (re)mise à l’emploi des personnes éloignées du marché du travail, formation et éducation, inclusion des personnes en situation de handicap, revalorisation des métiers de proximité ;
  • Rendre les biens et services fondamentaux accessibles à tous : inclusion financière, accès au logement, lutte contre la précarité énergétique, alimentation durable et accessible, accompagnement de personnes fragilisées.

Olivier de Guerre, Président de Phitrust : « Nous entendons par inclusion les entreprises ayant pour objectif la création/revalorisation d’emplois et celles développant des solutions pour lever les barrières à l’accès aux biens et services fondamentaux ».

RECRUTEMENT DE GAËTAN HERINCKX EN BELGIQUE

Marié et père de 3 enfants, Gaëtan Herinckx est un professionnel de l’investissement durable et à impact avec plus de 20 ans d’expérience tant en Europe que dans les marchés émergents.

Xavier Declève, Partner Phitrust Belgique « L’arrivée de Gaëtan Herinckx correspond à une nouvelle étape dans le développement de Phitrust en Belgique avec le lancement du nouveau fonds Phitrust Partenaires Inclusion, créé en partenariat avec le Fonds Européen d’Investissement. Ce nouveau fonds a pour vocation d’accompagner le développement d’entreprises à impact social en Europe. Non seulement des entreprises belges cherchant à développer leurs activités à impact social, mais aussi des entreprises européennes cherchant à dupliquer leur business model en Belgique ».

PHITRUST EN BELGIQUE

Phitrust est présent en Belgique depuis de nombreuses années au travers des fonds Phitrust Partenaires (créé en 2006) et Phitrust Partenaires Europe (créé en 2016).

En effet, les fonds Phitrust accompagnent à ce jour plusieurs participations belges en portefeuille telles que :

Mundo Lab (depuis sa création en 2010) qui fournit des espaces de coworking durables aux organisations à but non lucratif et au secteur de l’entrepreneuriat social.

Namé Recycling (depuis 2019) qui développe une solution de collecte, de traitement et de recyclage des déchets plastiques au Cameroun.

BeCode (depuis 2021) qui dispense des formations gratuites au codage informatique pour personnes éloignées de l’emploi ou en décrochage scolaire.

Phitrust est aussi actionnaire depuis l’origine (2016) de la société française Lita.co qui apporte une solution de crowdfunding pour des projets à impact social et environnemental. Lita développe son réseau en Europe et a créé une filiale en Belgique (depuis 2017) et en Italie.

Gaëtan Herinckx, Conseiller d’investissement à Impact Social pour Phitrust : « L’objectif est de contribuer au développement de l’entreprenariat social en Belgique par une approche originale développée par Phitrust Partenaires depuis sa création (2006). Outre le financement, cette approche repose sur l’accompagnement des entreprises par un réseau de dirigeants qui s’engagent tant en capital, qu’en gouvernance et en suivi des projets. Afin de répliquer cet écosystème en Belgique, nous sommes à la recherche d’entrepreneurs souhaitant développer leurs activités en Belgique et en Europe, de mentor/dirigeants voulant mettre leurs expertises aux services d’entrepreneurs et d’entreprises sociales, et d’investisseurs souhaitant s’engager pour l’inclusion »

A PROPOS DE PHITRUST

Créée en 2003, la société de gestion française Phitrust investit pour agir auprès des grandes entreprises cotées pour qu’elles fassent évoluer leurs pratiques ESG – et auprès des entreprises sociales innovantes pour leurs donner les moyens financiers et humains de changer d’échelle et déployer leur impact. Deux activités, une seule mission : être un actionnaire engagé pour l’impact.  

Depuis deux ans, Phitrust est membre de la communauté des entreprises à mission en France. En juin 2023, Phitrust est devenue la première société de gestion à adopter le statut de SAPO (Société anonyme à participation ouvrière), ancrant la société dans une gouvernance partagée et une répartition équilibrée de la valeur créée. Phitrust est membre de Impact Finance Belgium (IFB).

A PROPOS DE PHITRUST PARTENAIRES

Fonds de venture « capital patient », pionnier en France, Phitrust Partenaires, société d’investissement créée en 2006, et rejointe par Phitrust Partenaires Europe en 2016, puis Phitrust Partenaires Inclusion en 2023, est investie dans plus de 30 entreprises sociales innovantes mettant l’inclusion au cœur de leur modèle (Mundo Lab, La Varappe, Les Alchimistes, Alenvi, BeCode, Sea Ranger,…). Phitrust Partenaires associe financement et accompagnement par des investisseurs et un réseau unique de dirigeants et anciens dirigeants qui s’engagent en capital, en gouvernance et en suivi des projets.

A PROPOS DE GAËTAN HERINCKX 

Gaëtan Herinckx a d’abord travaillé pendant plus de 8 ans pour Candriam Asset Management en tant que responsable de l’investissement durable où il était en charge de l’analyse ESG et de la gestion des fonds durables. Il a ensuite participé au lancement de Sustainable Capital, un gestionnaire d’actifs spécialisé dans l’investissement durable en Afrique. Depuis 2016, il a rejoint la banque de développement belge (BIO) ou il était responsable des investissements directs de BIO dans les PME et les projets d’infrastructure. Depuis plus de 7 ans, Gaëtan accompagne (en tant qu’administrateur) plusieurs start-ups et scale-ups à impact telles que la coopérative de logistique à vélo Urbike. Gaëtan est titulaire d’une maîtrise en ingénierie commerciale (UCL, Louvain-La-Neuve), d’un post-graduate en gestion des risques financiers (Saint-Louis, Bruxelles) et d’un International Management Program – MBA (Stern Business School, New-York).

Pour plus de renseignements, merci de contacter:

  • Stéphanie de Beaumont, Directrice Générale Déléguée, Phitrust Stephanie.debeaumont@phitrust.com – +33 1 55 35 32 65
  • Gaëtan Herinckx, Directeur Phitrust Belgique & Directeur d’investissement à Impact Social

Gaetan.herinckx@phitrust.com +32 470 22 76 38

50 résolutions en 20 ans aux AG des sociétés du CAC40

Phitrust vient de fêter les 20 ans de sa Sicav Phitrust Active Investors France

Phitrust vient de fêter les 20 ans de sa Sicav Phitrust Active Investors France créée fin 2003 en lien avec Proxinvest, à une époque où la plupart des actionnaires, ou plutôt des investisseurs institutionnels ou gérants d’actifs, ne votaient pas ou ne participaient pas aux Assemblées Générales sauf s’il y avait un sujet « chaud ».

Entre 1980 et 2000, la recherche de plus de rendement financier à court terme (sous l’impulsion des travaux de l’école de Chicago) et l’internationalisation des portefeuilles ont progressivement amené les gérants d’actifs ou investisseurs institutionnels à privilégier la modélisation des processus de gestion et à s’appuyer sur des produits dérivés ou structurés, en recourant aux techniques de trading pour gérer des portefeuilles. Certains gérants d’actifs (heureusement pas tous) n’allaient plus jamais aux assemblées générales.

Alors que les questions de gouvernance s’invitaient dans de nombreux débats à la fin des années 90 (le premier rapport Vienot sur la gouvernance en France date de 1999), elles ne relevaient que d’une minorité d’initiés et ne traitaient pas de questions environnementales ou sociales, de la seule responsabilité de la direction générale, le terme Investissement Socialement Responsable n’ayant été traduit de l’anglais qu’au début des années 2000.

Quel chemin parcouru depuis, grâce à l’impulsion des acteurs eux-mêmes mais aussi du législateur français puis européen. Ils ont amené progressivement les gérants et institutionnels à intégrer dans leur processus d’analyse, d’investissement et de reporting les questions ESG (Environnement, Social et Gouvernance). L’Union européenne obligea même en 2017 les institutionnels à un devoir d’engagement auprès des sociétés de leur portefeuille pour qu’elles prennent en compte les enjeux environnementaux après les négociations sur l’Accord de Paris.

Jusqu’à récemment, Phitrust était perçu comme un consultant car la gestion ne relevait que de la dimension financière, comme si les questions de gouvernance, les enjeux sociaux ou environnementaux ne relevaient pas aussi d’une bonne gestion.

Nous étions vus aussi comme des « trublions », voire des activistes qui n’agissaient que pour perturber l’ordre des choses. Les administrateurs, et le Conseil, n’avaient de compte à rendre à personne et encore moins aux actionnaires, même si ces derniers les avaient élus. Mais comme la plupart du temps, ils sont proposés par le Conseil existant, ils restaient « entre amis » qui se cooptent.

Il est étonnant que nous soyons aujourd’hui la seule société de gestion française à avoir déposé plus de 50 résolutions en 20 ans aux AG des sociétés du CAC40… et qu’aucune autre société de gestion ou investisseur institutionnel n’ait fait de même en Europe Continentale. Cela montre bien le fossé qui existait entre la réalité d’une industrie financière ne recherchant que le rendement financier, et celle d’entreprises ayant besoin d’actionnaires pour les soutenir sur le long terme. Le dépôt de résolution est toujours vu comme une agression, alors qu’il est un moyen de tester auprès des actionnaires des propositions émanant de certains d’entre eux. En démocratie politique, cela fait partie du débat.

Nous nous réjouissons que depuis quelques années, à la suite de la prise de conscience des enjeux climatiques, de nombreux investisseurs jouent leur rôle d’actionnaires en interpellant les dirigeants et leurs conseils d’administration, posant des questions en assemblée générale, déposant des résolutions. Cela montre leur intérêt pour ces entreprises et leur volonté d’être une des parties prenantes au débat pour une transition juste et équilibrée.

Phitrust est un pionnier et nous espérons que vous serez nombreux à nous faire confiance en investissant dans nos OPCVM pour nous accompagner dans ce long chemin de dialogue constructif avec les grandes entreprises pour les aider à transformer leurs modèles d’affaires à l’aune des enjeux environnementaux et sociaux. Et merci encore à toux ceux qui nous ont accompagnés et nous soutiennent depuis 2003 !

Olivier De Guerre

Les administrateurs sont le plus souvent cooptés par le Conseil d’administration et son Président.

Espérons qu’en 2024 la démocratie actionnariale se renforcera pour le bien de toutes les parties prenantes. Très belle et bonne année 2024 !

Alors que nos démocraties politiques sont remises en question par des attaques répétées, qu’elles soient frontales ou instrumentalisées notamment par le déferlement de “fake news” sur les réseaux sociaux, la démocratie dite “actionnariale” est elle aussi remise en cause directement ou indirectement.

Directement par l’utilisation de multiples procédés pour éviter que les actionnaires qui pourraient remettre en cause la stratégie validée par le Conseil d’administration soient en mesure d’intervenir en Assemblée générale sur des questions “qui ne relèveraient pas de son ressort”. Ainsi en est-il par l’instauration de droits de vote double (loi Florange pour « protéger » les entreprises françaises) ou des droits de vote multiples (dont raffolent les GAFA…) ou des actions sans droit de vote (comme de nombreuses sociétés allemandes le pratiquent). Et plus récemment par le refus de dirigeants de discuter avec les actionnaires de la stratégie climatique, ces derniers ne pouvant déposer de résolutions ou même voter sur la stratégie mise en œuvre. Car les actionnaires n’ont pas de droit de regard sur la stratégie de l’entreprise sauf à écouter avec déférence un rapport sur ce sujet ou à sanctionner par un vote négatif le renouvellement d’un administrateur ou une résolution présentée par le Conseil d’administration.

C’est notamment le cas de Veolia qui par la voix de son Président en Assemblée générale, indique que seul le conseil d’administration peut valider la raison d’être de l’entreprise car elle intègre toutes les parties prenantes, les actionnaires n’en étant qu’une des composantes et ne pouvant donc voter pour la valider.

Derrière ces restrictions des droits des actionnaires, on retrouve une réalité : les administrateurs sont le plus souvent cooptés par le Conseil d’administration et son Président. Ils se considèrent rarement choisis et élus par les actionnaires quand les sociétés ne sont pas détenues par des familles. Ils n’ont donc pas de compte à rendre aux actionnaires qu’ils considèrent d’abord comme des investisseurs financiers préoccupés en premier lieu par le dividende et la plus-value boursière (il faut dire que jusqu’à récemment la plupart des investisseurs ne raisonnaient qu’en “financier »). Ces administrateurs ne comprennent pas que certains actionnaires puissent intervenir en Assemblée générale pour remettre en cause leurs décisions ; Mettre au vote d’une assemblée générale une proposition émanant de certains actionnaires, et non du Conseil d’administration, est vue comme une “agression”.

En 2024, le Parlement français devrait se prononcer sur une nouveauté législative donnant la possibilité de droits de vote multiple aux actionnaires de jeunes sociétés entrant en bourse. L’objectif : éviter qu’elles soient contrôlées par un actionnaire non “historique” ou qu’elles aillent se faire coter aux Etats-Unis où ces droits existent. Que les fondateurs des GAFA puissent contrôler leurs entreprises avec quelques pour cent ne semble pas effrayer tous ceux qui poussent cette proposition : la gouvernance de Volkswagen (droit de vote double à la famille fondatrice qui contrôle la société…) ou celle de Vivendi (le groupe Bolloré contrôle le groupe avec des droits de vote double).

Le régulateur européen appelle les investisseurs à devenir des investisseurs responsables, afin de favoriser le développement d’entreprises qui agissent pour le bien de la communauté. Encore faudrait-il que le même législateur comprenne que sans démocratie actionnariale, il n’y aura pas de contre-pouvoir pour éviter que certains dirigeants (heureusement pas tous…) n’agissent que dans l’intérêt de quelques actionnaires et/ou d’eux-mêmes.

Espérons qu’en 2024 la démocratie actionnariale se renforcera pour le bien de toutes les parties prenantes. Très belle et bonne année 2024 !

Olivier De Guerre

Alors qu’il y a trois mois le conseil scientifique des Indices (et donc du CAC40) décidait de « sortir » Vivendi du CAC40, le 7 décembre, à la surprise générale, le même Conseil scientifique décidait de le réintroduire en remplacement de Worldline.

Quelle contradiction entre la réalité du choix de la composition de l’indice et l’obligation des investisseurs/gestionnaires à constituer des portefeuilles durables ?

Alors qu’il y a trois mois le conseil scientifique des Indices (et donc du CAC40) décidait de « sortir » Vivendi du CAC40, le 7 décembre, à la surprise générale, le même Conseil scientifique décidait de le réintroduire en remplacement de Worldline.

Visiblement très peu d’observateurs ont exprimé leur surprise alors même que le Conseil scientifique décide sur des données factuelles. Est-il raisonnable de croire qu’en trois mois ces données scientifiques ont tellement évolué sur Vivendi qu’il soit décidé de le réintroduire dans l’indice ?  Ou alors peut-on penser qu’il y ait eu une erreur il y a trois mois ? Ou alors la décision peut-elle être « non scientifique » ?

La société Worldline a vu son cours de bourse s’effondrer de 60% à la suite d’une défiance des investisseurs vis-à-vis des réponses des dirigeants à une panne informatique malvenue qui a pénalisé un grand nombre de ses clients et amené à une révision à la baisse de ses perspectives. Fallait-il pour autant la « sortir » de l’indice ? Et si oui, n’y avait-il pas d’autres sociétés que Vivendi, tout aussi prometteuses pouvant la remplacer ?

Quelle que soit la raison, cette décision fait preuve au pire d’amateurisme, au mieux d’opportunisme qui ne peut qu’interpeller sur les choix du Conseil scientifique des Indices et de leur indépendance qui ne s’appuierait que sur une rationalité scientifique.

Et malheureusement cette « rationalité scientifique » ne prend pas en compte les critères ESG de ces entreprises et plus particulièrement le « G » de la Gouvernance. Car depuis la prise de contrôle par le groupe Bolloré de Vivendi, la société a une gouvernance défaillante qui interpelle sur la qualité de nos champions français.  A l’heure même où le régulateur demande aux investisseurs d’avoir une attention plus spéciale aux questions ESG avec la directive CSRD et aux entreprises de mieux prendre en compte ces enjeux avec la Taxonomie.

Cette dernière décision nous amène à penser qu’il y a urgence à réformer la méthode de sélection des entreprises constituant le CAC40 et donc participant à l’image de la France. A l’heure où les autorités publiques et les régulateurs nous incitent à prendre en compte les questions ESG, il est paradoxal, pour ne pas dire plus, que la composition du CAC40 ne prenne pas en compte ces éléments plutôt qu’uniquement des éléments factuels liés au flottant et au montant des transactions. Ces éléments sont pour le moins réducteurs et ne prennent en compte finalement que les volumes échangés, ce qui permet à Euronext qui définit cet indice de privilégier le trading… et donc la spéculation.

Quelle contradiction entre la réalité du choix de la composition de l’indice et l’obligation des investisseurs/gestionnaires à constituer des portefeuilles durables ? La composition du CAC40  est tout sauf neutre au vu des volumes échangés sur cet indice, et il est urgent que le régulateur regarde les critères scientifiques présidant au choix des valeurs pour qu’il intègre les notions de développement durable sur lequel la Place de Paris souhaite se développer.

Olivier De Guerre

Il faudra du temps pour transformer nos entreprises. Les investisseurs leur en donneront-ils ?

La nervosité actuelle des marchés reflète la grande incertitude géopolitique, économique et financière dans laquelle nous sommes alors même que les enjeux climatiques et sociaux sont de plus en plus prégnants. L’annonce par une entreprise d’une réalité économique et financière plus compliquée qu’attendue (Alstom, Worldline, Siemens…) provoque une chute boursière de 40 voire 60 pct mettant ces entreprises en risque stratégique important sous la pression des investisseurs qui avaient parié sur une croissance d’activité qui ne se réalise pas. Cela va obliger ces entreprises à remettre en cause leur stratégie pour assurer aux actionnaires la rentabilité attendue.

En polarisant l’attention des Conseil d’administration et des dirigeants pour atteindre les objectifs financiers attendus, cette volatilité extrême risque d’arrêter ou au mieux de retarder les investissements nécessaires pour faire pivoter leur activité et s’adapter aux nouvelles contraintes ou opportunités nées du changement climatique que nous constatons concrètement.

Or, l’urgence d’un changement de « business model » est là et nécessite que même en période de crise les investissements continuent et accélèrent pour agir rapidement.

Les entreprises ont besoin de visibilité sur leur actionnariat pour mettre en œuvre ces évolutions stratégiques majeures qui engagent toutes leurs parties prenantes. Le niveau actuel des bourses mondiales, qui ne semble pas réellement tenir compte des risques géopolitiques ou économiques, est bien sûr l’une des raisons de ces chutes brutales du cours de bourse de certaines entreprises. Créant de fait un risque majeur pour la plupart des investisseurs qui vont eux aussi se focaliser sur les perspectives financières à court terme des entreprises de leur portefeuilles.

La logique de la plupart des investisseurs dans leurs choix d’investissements s’appuie aujourd’hui sur la notion de risque-rendement ; cette rationalité financière n’intègre le plus souvent les enjeux sociaux et environnementaux qu’au niveau du risque afin de maximiser le rendement (y compris pour les investisseurs responsables).

Dans certains secteurs liés à l’innovation comme les énergies renouvelables, cette logique peut se comprendre car elle permet de lever auprès des investisseurs des capitaux très significatifs pour accélérer leur développement.

Dans la plupart des autres secteurs où il faut repenser toute la chaîne de valeur, les investissements nécessaires sont colossaux et, avec la plupart du temps, une rentabilité moindre ou qui ne sera pas immédiate… ce qui devrait amener les entreprises à afficher elles aussi une rentabilité moindre voire à diminuer leurs dividendes.

Ce débat est totalement absent des discussions actuelles entre investisseurs et des analyses de la plupart des médias. Cela augure mal de l’engagement à long terme des entreprises et du soutien de leurs actionnaires. Et ce alors même que le législateur européen demande à tous les investisseurs, avec la directive CSRD, et à toutes les entreprises, avec la taxonomie, de rendre compte de leur engagement concret à réduire les conséquences directes et indirectes de leur activité sur le climat, la biodiversité.

Il faudra du temps pour transformer nos entreprises. Les investisseurs leur en donneront-ils ?

Olivier De Guerre

Homes4All, acteur du logement social en Italie

Tête Haute est la première et seule brasserie d’insertion en France

Les Alchimistes collecte et le composte des déchets alimentaires urbains en circuit court

Phitrust Partenaires Inclusion, société d’investissement lancée par Phitrust pour accélérer le développement des entreprises à impact social en Europe, annonce ses trois premiers investissements. Phitrust Partenaires Inclusion réunit des investisseurs institutionnels de renom comme le Fonds Européen d’Investissement (FEI), la Fondation Apprentis d’Auteuil, Evolem, Arenzano Invest…. Après un premier closing à 33 M€ en septembre 2023, Phitrust vise un 2ème closing à 50 millions d’euros.

HOMES4ALL (Italie)

L’Italie manque cruellement de logements sociaux. Les listes d’attentes sont longues pour les « Case popolari », équivalent des HLM français. Homes4All, acteur du logement social, apporte des solutions à la crise du logement et favorise la régénération urbaine en rénovant un parc détérioré. Grâce à un réseau d’investisseurs à impact, Homes4All acquiert et gère des propriétés en les louant à des familles en difficulté à un prix accessible. La société souhaite remettre dans le circuit un patrimoine immobilier non utilisé afin d’aider des personnes vulnérables à trouver des logements décents. Phitrust Partenaires Inclusion entre au capital de Homes4All rejoignant notamment le fonds d’investissement à impact italien « SEFEA Impact ».

TETE HAUTE (France)

Tête Haute est la première et seule brasserie d’insertion en France. L’entreprise salarie, accompagne et qualifie des personnes éloignées de l’emploi dans la région nantaise grâce à la fabrication et la distribution de bières artisanales biologiques ainsi que l’exploitation d’une houblonnière biologique. La société propose trois gammes de bières qui ciblent chacune des canaux de distribution différents : la gamme Totem pour la GMS à un prix attractif, la gamme Réserve à un prix milieu de gamme pour la GSS et les cavistes et la gamme POW WOW pour les cavistes avec un positionnement haut de gamme «craft ».

LES ALCHIMISTES

Les Alchimistes est une Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS) créée en 2016, dont le métier est la collecte et le compostage des déchets alimentaires urbains en circuit court. Présents sur plus de 10 territoires en France, ils conçoivent, installent et exploitent des unités de compostage micro-industrielles, permettant de traiter des volumes significatifs de déchets alimentaires. Leur procédé permet de fabriquer du “Super-Compost” en quelques semaines, de limiter l’emprise au sol des unités et d’installer des sites de compostage à proximité de là où les déchets sont produits.

UNE OFFRE A IMPACT SOCIAL OUVERTE AUX INVESTISSEURS PRIVES QUALIFIES.

La société d’investissement Phitrust Partenaires, par l’intermédiaire de Parts C nouvellement créées vise à détenir 20% de Phitrust Partenaires Inclusion, le solde étant réservé à des investisseurs institutionnels européens de renom, dont le FEI. Phitrust Partenaires entend réunir, avec les détenteurs de Parts C, les investisseurs privés désireux de participer aux financements et à l’accompagnement d’entreprises sociales ambitieuses. Ils auront la possibilité d’être acteur en faisant bénéficier les entrepreneurs sociaux de leurs propres expériences.  Phitrust Partenaires vise un premier closing de 30 millions d’euros pour les Parts C. Les Parts C pourront financer les entreprises en fonds propres, quasi-fonds propres et dettes. La zone d’investissement couvre majoritairement l’Europe et le reste du monde.

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A propos de Phitrust

Phitrust investit pour agir auprès des grandes entreprises cotées pour qu’elles fassent évoluer leurs pratiques ESG – et auprès des entreprises sociales innovantes pour leurs donner les moyens financiers et humains de changer d’échelle et déployer leur impact (Phitrust Partenaires). Deux activités, une seule mission : être un actionnaire engagé pour l’impact.

Phitrust Partenaires

Fonds de venture « capital patient », pionnier en France, Phitrust Partenaires, société d’investissement créée en 2006, et rejointe par Phitrust Partenaires Europe en 2016 et Phitrust Partenaires Inclusion en 2023, est investie dans plus de 30 entreprises sociales innovantes mettant l’inclusion au cœur de leur modèle (LemonTri, La Varappe, Les Alchimistes, Alenvi, BeCode, Sea Ranger,…). Phitrust Partenaires associe financement et accompagnement par des investisseurs et un réseau unique de dirigeants et anciens dirigeants qui s’engagent en capital, en gouvernance et en suivi des projets. En mobilisant des investisseurs privés et institutionnels vers des projets entrepreneuriaux innovants, engagés et inclusifs, Phitrust cherche à créer autour des entrepreneurs un réseau d’experts et d’investisseurs engagés qui vont les accompagner sur le temps long afin de démultiplier leur impact pour la société.

En juin 2021, la société de gestion Phitrust adopte la qualité d’Entreprise à mission.

En juin 2023 , premier audit du rapport de mission de Phitrust par un OTI indépendant, avec avis très favorable.

En juin 2023, Phitrust affirme son engagement pour une répartition de la valeur et devient la première société de gestion avec le statut de SAPO (Société anonyme à participation ouvrière) permettant une participation des salariés à la gouvernance et à la création de valeur (dividende).

CAPITAL HUMAIN ET INCLUSION AU CENTRE DE LA STRATEGIE D’INVESTISSEMENT

UNE OFFRE A IMPACT SOCIAL OUVERTE AUX INVESTISSEURS PRIVES QUALIFIES

Phitrust vise un 2ème closing à 50 millions d’euros.

Deux ans après avoir adopté la qualité d’entreprise à mission, Phitrust lance la société d’investissement Phitrust Partenaires Inclusion, successeure de Phitrust Partenaires Europe. La société de gestion confirme sa volonté d’investir pour agir auprès des entreprises sociales innovantes et leur donner les moyens financiers et humains d’accélérer leur changement d’échelle en Europe. Le Fonds Européen d’Investissement (FEI) renouvelle sa confiance à Phitrust et apporte 20M€ dans le cadre de l’enveloppe sociale de la nouvelle programmation Invest EU (2021-2027), aux côtés de La Fondation Apprentis d’Auteuil, Evolem, Arenzano Invest…. Phitrust vise un 2ème closing à 50 millions d’euros.

CAPITAL HUMAIN ET INCLUSION AU CENTRE DE LA STRATEGIE D’INVESTISSEMENT

Notre stratégie d’investissement social se décline en 2 axes :

  • Permettre à chacun de trouver une place dans la société
    • Insertion par l’emploi, inclusion des personnes en situation de handicap, formation, éducation, revalorisation des métiers de proximité
  • Rendre les biens et les services fondamentaux accessibles à tous
    • Alimentation durable, accès au logement et lutte contre la précarité énergétique, inclusion financière, accompagnement social et santé

DES CAPITAUX POUR ACCELERER LA TRANSITION SOCIALE

L’Europe va devoir faire face à une recrudescence du nombre de personnes au chômage, sous la double pression de la transition écologique et de la digitalisation des modèles d’affaires des entreprises. L’employabilité devient un enjeu majeur. Des solutions existent, déployées par une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux qui a décidé de se saisir des potentialités de l’entreprise pour générer un impact social fort : accès aux soins, aux énergies, au logement, réduction du chômage de longue durée, etc.  Ces entreprises ont besoin de financeurs de long terme et d’accompagnement pour devenir des modèles économiques durables et reproductibles et se déployer à plus grande échelle. Phitrust Partenaires Inclusion apportera des financements en fonds propres et quasi-fonds propres.

Olivier de Guerre, Président : « Nous sommes convaincus que les investisseurs ont un rôle essentiel à jouer pour faciliter le développement d’entreprises sociales en Europe, proposant des solutions innovantes face aux défis sociaux. La transition écologique doit être accompagnée d’une transition sociale juste. »

UN TRACK RECORD DE REFERENCE ET UNE METHODE DE SUIVI D’IMPACT EPROUVEE

Plus de 15 ans d’expérience ont renforcé notre approche et notre volonté d’avoir une exigence forte sur la nature et l’objectif de l’impact social recherché grâce à une méthode de suivi régulièrement enrichie depuis le lancement en 2006 de Phitrust Partenaires. Cyrille Langendorff, Directeur Associé, est venu renforcer l’équipe en avril 2022 pour lancer ce nouveau véhicule d’investissement.  L’équipe bénéficiera de son réseau de « partners » construit en Europe et dans les pays cible : Italie, Belgique, Espagne et Portugal. Dans chacun de ces pays, ils sont chargés d’animer le réseau des investisseurs et repérer les entreprises sociales innovantes ayant besoin de se développer.

Cyrille Langendorff, Directeur associé : « Créer des emplois : une condition nécessaire mais pas suffisante. Nous sommes convaincus de l’apport d’une approche plus systémique. Le développement en Europe d’entreprises sociales est une des solutions durables aux enjeux de l’inclusion. Notre ambition avec Phitrust Partenaires Inclusion est de pouvoir continuer à financer leur croissance. »

Marjut Falkstedt, Directrice générale du FEI : “L’investissement du FEI est une reconnaissance de toute l’expérience acquise par Phitrust sur le marché de l’investissement à impact dans des domaines tels que l’insertion professionnelle, l’accès à des logements sociaux et abordables, l’éducation et le recyclage. Très souvent premier investisseur institutionnel à prendre une participation dans les entreprises qu’elle sélectionne, Phitrust stimule très tôt la création de valeur afin d’accompagner les entreprises à impact social dans leur parcours de croissance. ».

UNE OFFRE A IMPACT SOCIAL OUVERTE AUX INVESTISSEURS PRIVES QUALIFIES.

La société d’investissement Phitrust Partenaires, par l’intermédiaire de Parts C nouvellement créées vise à détenir 20% de Phitrust Partenaires Inclusion, le solde étant réservé à des investisseurs institutionnels européens de renom, dont le FEI. Phitrust Partenaires entend réunir, avec les détenteurs de Parts C, les investisseurs privés désireux de participer aux financements et à l’accompagnement d’entreprises sociales ambitieuses. Ils auront la possibilité d’être acteur en faisant bénéficier les entrepreneurs sociaux de leurs propres expériences.  Phitrust Partenaires vise un premier closing de 30 millions d’euros pour les Parts C. Les Parts C pourront financer les entreprises en fonds propres, quasi-fonds propres et dettes. La zone d’investissement couvre majoritairement l’Europe et le reste du monde.

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A propos de Phitrust

Phitrust investit pour agir auprès des grandes entreprises cotées pour qu’elles fassent évoluer leurs pratiques ESG – et auprès des entreprises sociales innovantes pour leurs donner les moyens financiers et humains de changer d’échelle et déployer leur impact (Phitrust Partenaires). Deux activités, une seule mission : être un actionnaire engagé pour l’impact.

Phitrust Partenaires

Fonds de venture « capital patient », pionnier en France, Phitrust Partenaires, société d’investissement créée en 2006, et rejointe par Phitrust Partenaires Europe en 2016, est investie dans plus de 30 entreprises sociales innovantes mettant l’inclusion au cœur de leur modèle (LemonTri, La Varappe, Les Alchimistes, Alenvi, BeCode, Sea Ranger,…). Phitrust Partenaires associe financement et accompagnement par des investisseurs et un réseau unique de dirigeants et anciens dirigeants qui s’engagent en capital, en gouvernance et en suivi des projets. En mobilisant des investisseurs privés et institutionnels vers des projets entrepreneuriaux innovants, engagés et inclusifs, Phitrust cherche à créer autour des entrepreneurs un réseau d’experts et d’investisseurs engagés qui vont les accompagner sur le temps long afin de démultiplier leur impact pour la société.

En juin 2021, la société de gestion Phitrust adopte la qualité d’Entreprise à mission.

En juin 2023 , premier audit du rapport de mission de Phitrust par un OTI indépendant, avec avis très favorable.

En juin 2023, Phitrust affirme son engagement pour une répartition de la valeur et devient la première société de gestion avec le statut de SAPO (Société anonyme à participation ouvrière) permettant une participation des salariés à la gouvernance et à la création de valeur (dividende).

Avertissement : L’investissement dans Phitrust Partenaires constitue un investissement à risque et notamment en termes de liquidité, de défaut de contrepartie, de marché, de change et des risques liés au caractère solidaire des investissements. Pour une analyse approfondie de ces risques ainsi que des avantages et des inconvénients de l’investissement dans Phitrust Partenaires l’éventuel investisseur est invité à consulter le Mémorandum d’Investissement. 

il est urgent que TOUS les actionnaires responsables investissent dans les entreprises pétrolières comme TotalEnergies ou Eni afin d’agir auprès des conseils d’administration pour qu’ils changent de stratégie au lieu de vendre leur titres…

Est-ce un rêve ? Non si nous prenons conscience collectivement que c’est la seule façon de contrer le cynisme des dirigeants et de les rendre plus responsables en accélérant plus vite qu’ils ne l’anticipaient leur virage stratégique vers le « non fossile ».


Alors que de nombreux observateurs s’inquiètent du retard pris par toutes les parties prenantes pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre au risque « d’une fracture irréversible » (dernier rapport du GIEC, Laudate Deum du pape François…), les compagnies pétrolières continuent leurs investissements dans le secteur fossile tout en développant aussi des énergies renouvelables… par attitude irresponsable ou par cynisme de leurs dirigeants…

TotalEnergies (dont 46 pct du capital est détenu par des investisseurs anglo-saxons…) a annoncé de nouveaux accords pour une exploitation fossile (pétrole ou gaz) tout en cédant (ce qui ne signifie pas l’arrêt) l’exploitation des gaz bitumineux au Canada (12 ans après notre tentative de déposer une résolution sur les risques liés à ce type d’exploitation extrêmement polluante…).

Exxon annoncé sa plus grosse acquisition dans l’exploitation pétrole et gaz aux États Unis…

Ces sociétés sont en effet sous forte pression d’investisseurs US : ces derniers menacent de retirer leurs fonds confiés aux gestionnaires d’actifs excluant le secteur fossile… Et demandent aux sociétés pétrolières de leur portefeuille d’accélérer leur développement dans leur activité de base la plus rentable aujourd’hui… Et ces mêmes entreprises expliquent qu’elles répondent à la demande des consommateurs qui ne cesse de s’accroitre car il n’y a pas d’alternatives…

Dialogue de sourd avec les experts du GIEC, les promesses politiques, les ONG activistes et les jeunes qui ne comprennent pas que des entreprises pétrolières qui ont des rentabilités très élevées et des liquidités abondantes continuent à investir dans les énergies fossiles et ne privilégient pas de façon massive les énergies renouvelables…

Et comme ces investisseurs réfutant les causes du changement climatique accroissent leurs investissements dans le secteur pétrolier, il est urgent que TOUS les actionnaires responsables investissent dans les entreprises pétrolières comme TotalEnergies ou Eni afin d’agir auprès des conseils d’administration pour qu’ils changent de stratégie au lieu de vendre leur titres…

Ces sociétés pourraient maintenir l’existant pour fournir une partie de la demande en pétrole et gaz, mais décider d’investir leur cash-flow en limitant leurs dividendes dans les énergies renouvelables et pourquoi pas dans le nucléaire (en s’associant avec EDF qui a besoin de cash ?) pour modifier très rapidement leur mix énergétique et limiter l’offre en fuel et gaz.

Car tant que ces producteurs de pétrole et gaz maintiendront une offre, les consommateurs que nous sommes ne modifieront pas nos habitudes…

Est-ce un rêve ? Non si nous prenons conscience collectivement que c’est la seule façon de contrer le cynisme des dirigeants et de les rendre plus responsables en accélérant plus vite qu’ils ne l’anticipaient leur virage stratégique vers le « non fossile ».

Olivier De Guerre

Les jeunes sont tous confrontés au défi de l’insertion dans la société.

En France, 1,5 million de jeunes sont hors emploi, hors étude et hors formation ("NEET") selon l’Insee. Résidant principalement dans les territoires ruraux, ces jeunes représentent aujourd’hui 12,9% des 15-29 ans. Le chômage chez les jeunes reste l’un des défis les plus urgents auxquels sont confrontés les décideurs européens.

Leur insertion est un enjeu majeur d’égalité des chances et de cohésion sociale. Trouver la bonne formation ou avoir un emploi est essentiel pour garantir son indépendance et sa liberté.  Comment relever ce défi et avec quelles solutions ?


PHITRUST est heureux de vous inviter à revoir son 8e web-débat Phitrust Entrepreneurs du 16 novembre 2023.

Les jeunes sont tous confrontés au défi de l’insertion dans la société. Certains, plus que d’autres. En France, 1,5 million de jeunes sont hors emploi, hors étude et hors formation (« NEET ») selon l’Insee. Résidant principalement dans les territoires ruraux, ces jeunes représentent aujourd’hui 12,9% des 15-29 ans. Le chômage chez les jeunes reste l’un des défis les plus urgents auxquels sont confrontés les décideurs européens. Leur insertion est un enjeu majeur d’égalité des chances et de cohésion sociale. Trouver la bonne formation ou avoir un emploi est essentiel pour garantir son indépendance et sa liberté Comment relever ce défi et avec quelles solutions?

Comment relever le défi de l’insertion des jeunes?  

Réponses avec deux dirigeantes de nos entreprises en portefeuille Ericka Cogne, Directrice Générale de Télémaque  Béatrice de Mahieu, Présidente de BeCode
Débat animé en direct et par Zoom par Frédéric Vuillod, fondateur de Mediatico     

Jeudi 16 novembre 2023 8h45 – 10h00
POUR REVOIR CE DEBAT CLIQUEZ ICI


TELEMAQUE : Créée en 2005, l’association Télémaque agit pour favoriser l’égalité des chances dans l’éducation en accompagnant des jeunes investis, motivés et issus de territoires fragiles (quartier prioritaire, zone d’éducation prioritaire). Télémaque accompagne des collégiens, lycéens et apprentis dès la 5e en filière générale et dès la 2nde en filière professionnelle. Depuis 2005, Télémaque a assuré le mentorat de 1650 jeunes avec plus de 2000 mentors engagés, 200 établissements scolaires et 120 entreprises, fondations d’entreprises et collectivités partenaires. Le cœur de métier de Télémaque est le double mentorat, chaque filleul Télémaque est accompagné individuellement dès la 5e et dès la 2nde par deux mentors : Un mentor d’entreprise/collectivité, salarié volontaire d’une entreprise partenaire. Un mentor d’établissement scolaire, membre de l’établissement scolaire du jeune. Son ambition : développer le potentiel et les chances de réussite de tous les jeunes. Phitrust accompagne Télémaque depuis 2023, dans le cadre d’un Contrat à Impact Social. En 2023, Phitrust investit dans le contrat à impact social lancé par Télémaque.

BECODE  : Créée en Belgique en 2017, BeCode est une école à impact social, qui utilise une pédagogie active pour enseigner des compétences numériques qui offrent des opportunités d’insertion professionnelle à des personnes motivées mais en situation précaire. En aidant ces talents inexploités, BeCode répond aux besoins du marché du travail. Fin de l’année 2022, BeCode a accompagné 2 890 apprenants durant une formation de 7 mois. 75 % d’entre eux ont obtenu des “résultats positifs” six mois après le stage qu’ils ont effectué à la suite de la formation. Son ambition : attirer et recruter des personnes en situation de vulnérabilité pour le marché belge du travail, en mettant l’accent sur les femmes, les personnes nées en dehors de l’OCDE, les demandeurs d’emploi de longue durée, les NEET et les personnes en situation d’un handicap, pour atteindre 90 % de ces personnes parmi les apprenants. Phitrust accompagne BeCode depuis 2021.  

La 16ème édition nationale de la Semaine de la finance solidaire a lieu du 13 au 20 novembre, avec pour ambition de faire prendre conscience à chacun que son épargne est un moyen d’action et qu’elle peut soutenir des projets répondant aux enjeux de notre société. Cet événement est organisé par FAIR, née en 2021 de la fusion entre Finansol, acteur historique de la finance solidaire, et l’iiLab, laboratoire d’innovation sur l’impact. Fédérateur des acteurs de la finance à impact social en France et pôle d’expertise français dans ce domaine à l’international, FAIR fédère plus de 120 entreprises solidaires, banques, sociétés de gestion, ONG, grandes écoles et personnalités engagées. FAIR gère le label Finansol, qui distingue les produits d’épargne solidaire des autres produits d’épargne auprès du grand public. Plus de 180 produits sont aujourd’hui labellisés Finansol.

Rester actionnaire et utiliser son pouvoir d’actionnaire pour inciter celles qui ont commencé leur transition à aller plus vite, reste le meilleur levier d’action.

Les actionnaires se présentant à l’AG 2023 de TotalEnergies salle Pleyel ont dû franchir avec difficulté un barrage de manifestants venus empêcher la tenue physique de ce rendez-vous annuel. Ils se sont fait traiter de «criminels» car ils étaient actionnaires, les représentants des ONG présents sur place les appelant à vendre leurs actions pour ne pas cautionner la politique climatique jugée défaillante du pétrolier français.

Exclure ou ne pas exclure ? Un choix, dans la pratique, toujours au cœur des problématiques des investisseurs responsables, même si les défenseurs de la finance durable – des grands investisseurs aux régulateurs européens, semblent avoir adoubé le principe de l’exclusion des secteurs les plus polluants. A minima, dans la théorie et dans leur communication auprès du grand public. Faut-il vendre tous les titres d’entreprises présentes dans l’énergie fossile, mais aussi ceux des banques qui financent leurs projets d’extraction, ainsi que des groupes d’assurance qui couvrent leurs risques, voire les sociétés de conseil qui les ont pour clientes comme Publicis cette année ? Pour avoir l’air irréprochable peut-être, pour contribuer efficacement à la transition des entreprises vers une économie décarbonée, c’est moins clair.

Les risques de l’exclusion : si on parlait de responsabilité …Nous pensons que les investisseurs français ont une responsabilité politique à rester actionnaires pour ne pas laisser des investisseurs non européens contrôler des groupes dont les activités sont éminemment stratégiques pour le pays, d’un point de vue économique, énergétique et social. M. Pouyanné rappelait en AG de TotalEnergies que les actionnaires anglo-saxons étaient passés de 37 à 46% du capital. Rester actionnaire empêche aussi ces acteurs clés de l’énergie, de la construction ou des matières premières, y compris des métaux rares qui sont pourtant ressources incontournables du renouvelable, de sortir de la cote et devenir ainsi plus opaques. Alors que l’Europe se préoccupe de son indépendance énergétique et industrielle, les demandes des régulateurs européens et les réponses des grandes entreprises françaises directement concernées nous interpellent et appellent à ce que nous prenions conscience collectivement des risques importants à trop de dogmatisme.

Nuancer les positions, un choix possible? Exclure les entreprises qui tirent encore 100% de leur chiffre d’affaires des énergies fossiles, certes, mais rester actionnaire et utiliser son pouvoir d’actionnaire pour inciter celles qui ont commencé leur transition à aller plus vite, reste le meilleur levier d’action. Car rester actionnaire permet de faire entendre sa voix et conserver sa capacité d’influence. L’engagement actionnarial est la solution que Phitrust a retenue pour appliquer de la façon la plus pertinente et efficace à long terme le principe d’investissement responsable de «Do no harm», surtout quand il n’existe pas à court terme de solutions de remplacement bas carbone simples et non coûteuses en matière sociale. Plutôt que d’exclure de ses portefeuilles les entreprises encore impliquées dans des activités polluantes, Phitrust reste actionnaire dans la durée, ce qui lui permet de questionner les dirigeants des entreprises année après année et les challenger, en fédérant d’autres investisseurs, dans leur transition vers une économie bas carbone.

 Merci à tous nos actionnaires actuels et futurs qui nous rejoindront, pour promouvoir ensemble cet engagement. Bonne lecture !

Les valorisations de certaines sociétés sont déraisonnables et, quand le scandale éclate, l’ensemble des acteurs se demandent comment cela a été possible.

Leurs stratégies mises en œuvre pour se développer ont été financées par un endettement massif pour « grossir » très vite.

Prenons garde à ce que les stratégies mises en œuvre, les objectifs fixés aux dirigeants, salariés… ne les incitent pas à privilégier des pratiques « non responsables » qui entraîneront nos sociétés dans des faillites abyssales. « Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages que la grenouille » nous rappelait La Fontaine.

Cette fable de Jean de La Fontaine, bien connue des élèves français (écrite en 1668 après l’arrestation de Nicolas Fouquet superintendant des finances), résonne étrangement aujourd’hui dans le monde économique et financier. En effet, les valorisations (et/ou endettements) de certaines sociétés quelle que soient leur taille ou leur marché (coté ou non coté) sont déraisonnables et, quand le scandale éclate, l’ensemble des acteurs se demandent comment cela a été possible.

Casino et Altice sont aujourd’hui en pleines crises de refinancement qui mettent en péril l’ensemble du groupe-  clients, salariés, fournisseurs – ; leurs stratégies mises en œuvre pour se développer ont été financées par un endettement massif pour « grossir » très vite.

FTX (cryptos), Wirecard en Allemagne, Theranos aux USA se sont retrouvés en faillite car incapables de répondre aux attentes de leurs actionnaires ayant investi sur des niveaux de valorisation insensés et irréalistes… attentes qui les ont amenés à des malversations entraînant leurs faillites.

Ces exemples (et ils ne seront pas les seuls au vu des multiples de valorisation irréalistes pour certains aujourd’hui) reflètent la même volonté que la grenouille :  « grossir et être plus gros que… », reflet d’ambitions démesurées pour s’enrichir ou avoir plus de poids/pouvoir très rapidement.

Ces stratégies ne peuvent être mises en œuvre qu’avec la complicité des banquiers, investisseurs qui au mieux « croient » à leur « fable », mais au pire, raisonnent en gestion de risque, se disant que ce n’est pas grave si ces entreprises « éclatent en grossissant » car ils ont des garanties ou espèrent que les pertes qui arriveraient seront couvertes par les gains réalisés par ailleurs.

Que ces scandales ou faillites aient des implications financières ou sociales dévastatrices pour les salariés, les fournisseurs qui devront « réduire » leurs activités n’a pas d’importance car ce n’est pas de la responsabilité des dirigeants, membres des conseils d’administration, des actionnaires, des financiers , c’est «  la loi du marché ».

Relisons la fable de La Fontaine et prenons conscience que cette ambition déraisonnable est à l’œuvre au sein même de nos économies développées alors même que l’inflation, la guerre en Ukraine, les migrations non maîtrisées, les incertitudes sur le modèle de croissance chinois, le dérèglement climatique, pour ne citer que ces incertitudes, remettent en cause nos modèles de production, de logistique, de consommation, la pénurie de certains biens créant une hausse des prix, alimentant des « sur-profits » pour certains et le chômage pour d’autres…

Investisseurs, financiers nous sommes co-responsables des décisions prises par des dirigeants « âpres » au gain financier et au pouvoir car nous les finançons et acceptons de ne pas regarder des pratiques qui peuvent avoir ces effets délétères.

ENRON, LEHMAN BROTHERS, PARMALAT n’ont pas résisté à la vérité du scandale, VOLKSWAGEN n’en est pas passé loin…

Notre économie est basée aujourd’hui sur la croissance sans limite. Les investisseurs et financiers sont convaincus , à juste titre, qu’ils sont un élément essentiel de réussite grâce à la « confiance ». Prenons garde à ce que les stratégies mises en œuvre, les objectifs fixés aux dirigeants, salariés… ne les incitent pas à privilégier des pratiques « non responsables » qui entraîneront nos sociétés dans des faillites abyssales. « Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages que la grenouille » nous rappelait La Fontaine.

Olivier De Guerre

Dans le brouhaha des assemblées générales, les travaux de la Commission Européenne sur les droits de vote multiples ne rencontrent pas encore de fortes oppositions des actionnaires ou investisseurs institutionnels minoritaires… Or, le risque est grand d’instaurer en Europe un mécanisme qui privilégie l’intérêt de quelques actionnaires minoritaires au détriment des autres majoritaires !


La Commission européenne réagit sur la pression des avocats, banquiers d’affaires, entrepreneurs de « la Tech » qui font un lobbying très important pour instaurer ces mécanismes de droit de vote multiples pour, selon eux, éviter que de très nombreuses entreprises « pépites » de la Tech ou de la biotech ne partent aux USA. En effet, les règles y permettent aux fondateurs des « GAFA » de totalement contrôler leur entreprise avec quelques pourcents du capital…

Face à la réticence de certains investisseurs qui essayent de réagir, la Commission propose de limiter ce mécanisme à 10 années au plus après la création de l’entreprise. Tout le monde sait bien que cette limite sera revue dans le futur.


En ce sens, la Commission européenne élargit la décision prise sous le mandat Hollande d’instaurer des droits de vote double dans toutes les entreprises françaises en 2014 (loi Florange).

 
Ce mécanisme de droits de vote double a permis à des actionnaires minoritaires de contrôler des entreprises, 10 ans bientôt après la loi Florange, la réglementation visant à limiter « les licenciements boursiers » en généralisant les droits de vote doubles n’a pas eu l’effet escompté.

Heureusement les contre-exemples existent : TotalEnergies vient de supprimer le droit de vote double alors même que son capital est détenu aujourd’hui à plus de 47pct par des anglo-saxons…
Téléperformance est toujours dirigé par son fondateur qui ne détient que 2% du capital.


Les droits de vote double ou multiples sont une entorse au principe fondamental de vote de tout actionnaire une action-une voix ; ils permettent à quelques-uns de contrôler à leur profit la société. Stellantis, côté à Amsterdam, a instauré un système de droits de vote spéciaux attribué par le Conseil aux actionnaires dits de « long terme », le même Conseil pouvant de lui-même affecter un dividende spécial à ces dits porteurs. Il n’y a que 7 sociétés néerlandaises qui ont instauré ces principes dont 5 du groupe Agnelli.


Il est très important que tous les actionnaires petits ou institutionnels se manifestent auprès de la Commission européenne pour refuser ces mécanismes qui ne servent qu’à protéger les intérêts de quelques-uns. Il y a Urgence !

Olivier De Guerre

"Au sein de Phitrust, nous avons toujours eu deux activités : l’une d’investissement dans le non-coté en faveur de l’inclusion, et l’autre dans le coté, avec une activité d’engagement actionnarial. Nous accordons une grande importance à la bonne gouvernance des entreprises et à une juste répartition de la valeur créée. La loi Pacte a relancé le statut de SAPO. Nous espérons faire des émules !"    déclare Olivier de Guerre, Président de Phitrust.

(Société anonyme à participation ouvrière)

L’assemblée générale des actionnaires de Phitrust s’est réunie pour adopter le statut de société anonyme à participation ouvrière (SAPO). Les actionnaires de Phitrust, son président et fondateur Olivier de Guerre, ses équipes et l’ensemble des parties prenantes ancrent ainsi l’ADN de la société dans une gouvernance partagée et une répartition équilibrée de la valeur créée.

C’est quoi une SAPO ?

Instituée par la loi du 26 avril 1917, réactualisée avec la loi PACTE, la société anonyme à participation ouvrière (SAPO) est une forme particulière de société anonyme comportant deux types d’actions :

  • les actions de capital représentatives des apports effectués par les associés ;
  • les « actions de travail », sans valeur nominale, qui sont la propriété exclusivement collective des salariés regroupés en une société coopérative de main d’œuvre (SCMO) et qui ne sont pas la contrepartie d’un apport.

Les actions de travail confèrent aux salariés :

  • un droit de vote aux assemblées de la société,
  • un représentant au conseil d’administration au prorata des actions de travail attribuées,
  • une fraction des bénéfices (% des actions de travail / actions de capital) réalisés par cette société ainsi que, le cas échéant, à une partie du boni de liquidation, calculé de la même façon.

Ses avantages

  • Tous les salariés sont actionnaires : système d’actionnariat salarial le plus équitable,
  • Tous les salariés sont actionnaires tant qu’ils sont salariés et donc sur le long terme,
  • Tous les salariés bénéficient des distributions de dividendes s’il y en a,
  • Tous les salariés ne subissent pas de perte en capital s’il y a des pertes financières ou liquidation, puisque les actions de travail sont distribuées gratuitement,

Ce mécanisme complémentaire des Plans d’intéressement et de la Participation permet d’associer tous les salariés à la gouvernance de l’entreprise et aux résultats de la société distribués aux actionnaires.

« Au sein de Phitrust, nous avons toujours eu deux activités : l’une d’investissement dans le non-coté en faveur de l’inclusion, et l’autre dans le coté, avec une activité d’engagement actionnarial. Nous accordons une grande importance à la bonne gouvernance des entreprises et à une juste répartition de la valeur créée. La loi Pacte a relancé le statut de SAPO. Nous espérons faire des émules ! »    déclare Olivier de Guerre, Président de Phitrust.

👉Nous investissons pour répondre aux défis sociaux de la société

👉Nous soutenons les entrepreneurs engagés pour les relever

👉Nous ciblons l’inclusion et les besoins humains fondamentaux

Quand Phitrust Partenaires a été lancé en 2003, la vision portée par les investisseurs privés réunis au capital et Olivier de Guerre était claire : les entrepreneurs engagés portent des solutions innovantes pour répondre aux défis sociaux de notre société. Ils ont besoin de capitaux patients et d’accompagnement pour déployer leur mission.
Les entrepreneurs que nous avons décidé de financer et d’accompagner ont une ambition forte d’inclusion ; ils sont présents dans l’insertion par l’activité économique, la formation, l’éducation, le logement social, l’inclusion financière, l’accès aux soins, l’alimentation durable, l’économie circulaire….

20 après, et après un deuxième fond lancé en 2016 aux côtés d’investisseurs institutionnels de renom, cette conviction est de plus en plus partagée. Une nouvelle génération d’entrepreneurs s’est engagée dans cette voie, considérant que le rendement généré par leur activité n’est pas une fin en soi mais un moyen pour accroître leurs impacts. Ils ont besoin d’actionnaires patients et engagés pour se développer. Au-delà de l’apport financier, c’est la pertinence de notre accompagnement qui justifie notre existence.


Nous sommes devenus entreprise à mission en 2021 pour ancrer notre thèse d’investissement au sein même de ce qui fait Phitrust. Une société de gestion engagée pour faire de la finance un levier d’action et de transformation de l’économie. Nous sommes convaincus que l’investissement social doit encore se développer.


Nous continuons à innover en lançant en 2023 un nouveau fonds à vocation européenne. Des initiatives entrepreneuriales qui ont marché en Espagne, en Italie ou en Belgique peuvent être développées en France et vice et versa. Notre ambition, avec nos actionnaires, est de les accompagner. Avec toujours la même thèse d’investissement qui fait notre différence : le capital humain et l’inclusion au centre.
Notre principal impact c’est celui des entreprises que nous finançons et accompagnons. Nous travaillons chaque jour pour réunir toutes les conditions de succès autour d’elles. A nous d’ouvrir et faire grandir cet espace d’investissement entre philanthropie et private equity. Un espace où le rendement est en cohérence avec notre objectif social.


Bonne lecture (cliquez ici) !
L’équipe !

Pourquoi exclure les magasins en franchise du périmètre de réduction des émissions Scope 3 du groupe, alors que le passage en franchise est un élément central de la stratégie actuelle ?

Phitrust fédère des actionnaires de Carrefour pour faire inscrire un point à l’ordre du jour sur sa stratégie climat lors de sa prochaine assemblée générale.

Les informations présentées par Carrefour nous ont conduits à nous interroger sur la stratégie climatique du groupe notamment sur ses objectifs du « Scope 3 », les chiffres publiés n’intégrant pas les émissions des magasins franchisés (90% des magasins en France et 76% en Europe).

PHITRUST avec 10 autres actionnaires professionnels *, représentant ensemble 1,1% du capital de CARREFOUR, a fait inscrire un point à l’ordre du jour de l’Assemblée Générale du 26 mai prochain.
Cette initiative fait suite à des échanges avec la société qui n’ont pas permis de répondre à nos questions. Son objectif est de demander au conseil d’administration d’expliquer aux actionnaires ses choix en matière de stratégie climatique et de clarifier le reporting des émissions de gaz à effet de serre du groupe, avec deux questions :
1/ pourquoi ne pas publier les données des émissions indirectes Scope 3 dans le document d’enregistrement universel destiné aux actionnaires alors que celles-ci sont présentées dans le questionnaire du Carbon Disclosure Project (CDP) ?
2/ pourquoi exclure les magasins en franchise du périmètre de réduction des émissions Scope 3 du groupe, alors que le passage en franchise est un élément central de la stratégie actuelle ? Ce point à l’ordre du jour doit donner lieu à une réponse formelle du conseil d’administration de CARREFOUR et à un débat au cours de l’assemblée générale.

Nous espérons permettre ainsi une meilleure compréhension de la stratégie climatique, du périmètre concerné et de l’empreinte environnementale globale du groupe CARREFOUR.

  • EDRAM pour l’ERAFP, LA BANQUE POSTALE AM, SYCOMORE AM, MN (Pays-Bas), OFI Invest AM, GROUPAMA AM, IRCANTEC, CAVP, PROMEPAR, ECOFI-Gestion.

Les actionnaires se présentant à l’Assemblée générale de TotalEnergies salle Pleyel ont dû franchir avec difficulté un barrage de manifestants qui voulaient empêcher sa tenue physique. Et ils se sont fait traiter de « criminels » en raison du simple fait d’être actionnaires de Total, les manifestants les appelant à vendre leurs actions.

Cette façon d’ostraciser les actionnaires de TotalEnergies par des manifestants qui reprochent à cette société de continuer à forer pour produire du pétrole est une façon d’exprimer une colère sourde d’impuissance ressentie par beaucoup de jeunes et de moins jeunes. Ils vivent principalement dans les grandes villes disposant de réseaux d’infrastructure (métro, train, tram, bus…) permettant une mobilité « douce » (probablement plus difficile d’avoir une telle réaction si l’on a besoin de sa voiture ou d’un bus roulant au diesel pour aller travailler, aller chez le médecin ou simplement faire ses courses en régions…).

Même si ces craintes légitimes peuvent être entendues et comprises, elles nous interpellent sur le fait que nos usines tournent encore grâce au pétrole, nos tracteurs aussi, sans compter les bus, camions, voitures… pour ne citer que ces exemples ; les experts anticipent une croissance de la demande de pétrole/fuel jusqu’en 2030, date à laquelle les nouvelles énergies devraient progressivement prendre le relais.

Faut-il en déduire que les actionnaires sont des criminels ? Et les inciter à céder leurs titres. Peut-on reprocher à des actionnaires de soutenir une entreprise comme TotalEnergies qui, malgré tout, assure l’indépendance en approvisionnement énergétique de la France et de l’Europe ?

Ne risque-t-on pas de voir les actionnaires français et européens sous la pression des directives européennes vendre encore plus le titre TotalEnergies, les investisseurs américains étant passés en un an de 37% à 46% de détention du capital de cette entreprise ?

Que dirons-nous si TotalEnergies vient à être détenu majoritairement par un actionnariat américain ? Nous n’en sommes pas loin…

Phitrust préfère depuis sa création agir auprès des dirigeants et du Conseil d’administration de Total :

  • Pour qu’ils modifient leurs pratiques (avec par exemple de dépôt d’une résolution en 2011 pour arrêter l’extraction de sables bitumineux au Canada),
  • Pour qu’ils adhèrent aux SBTi et aient des objectifs 2030 de réduction de leurs émissions carbone (questions sur les Science Based Target Initiative présentées en 2017 et chaque année depuis…),
  • Pour que les statuts spécifient la responsabilité du Conseil d’administration quant aux risques sociaux et environnementaux (modification proposée par Phitrust, présentée par le Conseil et votée à l’AG de 2020).

Cet engagement de long terme a porté ses fruits ; il s’associait aux autres actions menées par les investisseurs internationaux (Climate Action 100+), le FIR (Forum pour l’Investissement Responsable en France), les ONG ou associations… Plus il y aura d’actionnaires pour inciter TotalEnergies à se transformer rapidement, plus ils seront entendus.

Empêcher la tenue des assemblées générales ou traiter de criminels des actionnaires qui veulent agir auprès de TotalEnergies est contreproductif car cela peut amener la société à ne tenir que des AG virtuelles (et alors les questions/réponses seront filtrées par le « webmaster… »). S’il ne reste que des actionnaires ne se préoccupant pas de son impact climatique, la société n’aura plus de raison d’accélérer sa transformation si ce n’est pour des raisons financières ou réglementaires …

« INVESTIR POUR AGIR » est notre Raison d’Etre, pourquoi ne pas devenir investisseur dans la Sicav Phitrust Active Investors France pour agir en tant qu’actionnaire afin que TotalEnergies accélère sa transformation stratégique et devienne le plus rapidement possible « net zéro carbone » ?

Olivier De Guerre

Pour de nombreuses ONG ou parties prenantes l’urgence climatique n’est pas au cœur de la stratégie des entreprises et il agissent bruyamment, parfois avec violence pour faire valoir leur point de vue.

Pour les investisseurs institutionnels ou les gérants d’actifs européens, la régulation les amène progressivement à exclure de leur portefeuille les sociétés les plus « polluantes » n’ayant pas d’objectif de réduction de leur « scope 3 » en 2030 ou de neutralité carbone en 2050 en lien avec l’Accord de Paris de 2015.

Les entreprises ont pour la plupart d’entre elles bien compris la nécessité d’intégrer dans leur stratégie une réduction de leur « empreinte » et elles ont fait d’énormes progrès de présentation et de transparence notamment dans le secteur pétrolier ou bancaire.

Mais la réalité de ces mêmes entreprises les met en décalage par rapport à l’attente de leurs actionnaires ou parties prenantes que ce soit par manque de transparence (Carrefour) ou par refus de sortir de leur activité de base pendant cette période de transition (TotalEnergies).

Dans les deux cas, les investisseurs ont agi auprès de ces entreprises pour qu’elles répondent à leur attente.

Phitrust a déposé un point à l’ordre du jour de Carrefour pour que la société précise ses émissions Scope 3 et des investisseurs ont déposé une résolution dans le même sens, ce qui a amené la société à répondre très concrètement en Assemblée Générale avec des objectifs ambitieux.

Phitrust a posé une question à l’AG de TotalEnergies sur l’ambition du groupe en 2050 (rester un acteur fossile ou devenir majoritairement renouvelable ?). A la résolution d’autres actionnaires qui demandaient leurs objectifs scope 3 en 2030, TotalEnergies a répondu que ces émissions ne dépendaient pas d’eux et que même si l’objectif était de participer à la nécessaire décarbonation de l’économie, ils ne pouvaient décider à la place de leurs clients et devaient leurs vendre ce qu’ils voulaient acheter.

Deux façons très différentes de répondre à leurs actionnaires et parties prenantes. Cela pourrait malheureusement amener de nombreux investisseurs européens à vendre leurs actions TotalEnergies, Patrick Pouyanné ayant rappelé en Assemblée Générale que les actionnaires anglo-saxons étaient passés de 37 à 46 pct du capital de la société. 

Alors que l’Europe se préoccupe de son indépendance énergétique depuis la guerre en Ukraine, les demandes des régulateurs européens et les réponses de TotalEnergies à ses parties prenantes nous interpellent et appellent à ce que nous prenions conscience collectivement des risques importants si nous sommes trop dogmatiques ou si nous ne voulons pas écouter ses parties prenantes… Le dialogue de sourd n’est de toute façon pas une solution.

Olivier De Guerre

Simultanément ces jours-ci trois évènements totalement distincts montrent la très grande fragilité des grandes banques internationales aujourd’hui.

  • Crédit Suisse

En Suisse le gouvernement fédéral impose à la banque UBS la reprise de Crédit Suisse pour éviter une faillite et une déroute bancaire systémique. Alors que de nombreux analystes s’inquiétaient de la situation financière du Crédit Suisse, l’annonce officielle de son principal actionnaire saoudien qu’il ne soutiendrait pas financièrement le Crédit Suisse après être entré au capital en octobre dernier a créé une crise de confiance en Europe et aux USA (où simultanément la banque californienne SVB était mise en liquidation) qui a amené le gouvernement suisse à prendre cette décision radicale.

Pour permettre ce rachat, UBS a procédé à l’annulation pure et simple de 16 milliards de prêts subordonnés, ce qui était explicitement prévu « en cas de nécessité » dans les contrats souscrits par de très nombreux investisseurs.

Qui plus est le gouvernement a pris un décret qui autorise la fusion sans vote des actionnaires de Crédit Suisse en Assemblée Générale, ce qui revient à considérer qu’en cas d’extrême urgence, le droit de propriété et le vote qui est attaché ne valent plus rien.

Ces décisions montrent bien que l’intérêt général passe avant l’intérêt des actionnaires, si nécessité fait loi et que les investisseurs devraient bien lire les contrats des produits proposés avant d’y investir.

  • SVB Californie

La banque californienne a été mise en faillite du jour au lendemain à la suite de pertes liées à une mauvaise gestion de la couverture du risque de taux alors même que ces taux remontent, mettant en risque l’ensemble du secteur de la technologie car c’était une de leurs banques de référence.

Et cela a été possible car il y a 4 ans (mandat républicain) les ratios minimums exigés pour la couverture des risques bancaires et de marché avaient été allégés pour les banques moyennes aux USA. De là à imaginer d’autres faillites aux USA. Cela a amené les autorités à intervenir pour soutenir l’ensemble des banques moyennes en demandant notamment aux grandes banques de leur procurer de la liquidité pour éviter une crise systémique.

Les responsables politiques et bancaires européens ont publiquement essayé de rassurer les clients des banques européennes pour éviter une crise généralisée… car ce qui est en jeu est notamment la taille des hors bilans et des engagements des grandes banques dites « systémiques » (Crédit suisse était dans les 30 plus importantes…) qui sont très, très supérieurs aux fonds propres des dites banques, avec un risque de valorisation mal appréhendé par les marchés.

  • L’intervention du Parquet National Financier auprès des grandes banques françaises

Alors que de nombreux investisseurs s’interrogent sur la « bonne santé » des banques européennes et françaises, on apprend que le Parquet Financier enquête dans les plus grandes banques françaises sur la pratique généralisée du prêt de titres lors du paiement des dividendes et ce pour éviter l’impôt (la retenue à la source) à la suite d’une plainte déposée par un collectif en 2018 qui s’étonnait de « l’inégalité devant l’impôt ».

Nous avons depuis plus de 15 ans alerté les entreprises, banques, investisseurs ainsi que certaines autorités de place sur le développement de ces pratiques qui se généralisaient avec à la clé des profits « indus » pour les banques (qui ont d’ailleurs été obligées de les partager avec les investisseurs depuis car ils réclamaient une partie de ce gain…).

Ce mécanisme dit de « prêt de titres » est en fait une cession-rachat à une banque pour une période donnée qui amène les entreprises à constater une très forte rotation de leurs actionnaires, avec « l’impression » de ne pas avoir d’actionnaires « stables » alors même que leurs actionnaires se croyaient toujours actionnaires… ne réalisant pas qu’ils avaient en fait cédé leurs titres.

Certaines entreprises ont, suite à nos remarques, décalé le paiement du dividende à 2-3 semaines de l’Assemblée générale pour permettre le vote en AG, alors que d’autres ont préféré le laisser au moment de l’AG, s’assurant probablement une neutralité de vote lors de l’AG, les banques françaises s’abstenant de voter. Plus récemment certaines banques, conscientes des ces enjeux de gouvernance, ont proposé un démembrement du droit de vote afin de laisser aux institutionnels le droit de vote pour s’exprimer en AG.

Les banques françaises ne payant pas d’impôt sur les dividendes ont ainsi proposé depuis plus de vingt ans et de façon transparente aux investisseurs internationaux de pouvoir échapper à la retenue à la source associée au paiement du dividende avec un impact non négligeable sur la rentabilité de leurs investissements. Certains (notamment assureurs) ont refusé de le faire alors que d’autres y ont recouru très largement. Difficile de croire que les autorités de tutelle ne connaissaient pas ces pratiques anciennes.

La justice française enquête en 2023 sur un mécanisme financier connu depuis très longtemps par les entreprises et les acteurs financiers.  L’évolution de l’interprétation de pratiques autrefois considérées comme « possibles » fait peser un risque d’amendes très sévères sur les banques concernées et ensuite les investisseurs y ayant eu recours de façon systématique.

Trois exemples qui montrent bien l’extrême vulnérabilité des banques à leurs modalités de gestion du risque de taux en période de retournement, à la taille de leur hors bilan, aux opérations d’évitement fiscal considérées comme « normales » il y a encore peu de temps, qui peuvent à tout moment remettre en question la confiance de leurs clients. Mais qui montrent aussi qu’en cas de crise l’actionnaire ou le porteur obligataire ont tout à perdre d’une décision unilatérale.

Ce n’est pas nouveau (malheureusement) et il paraît que les investisseurs ont la mémoire courte.

Olivier De Guerre

Ambitions

Valoriser 10% des déchets alimentaires des villes françaises à horizon 2027


Mobiliser 7 millions de Français sur les sols et le compostage

Développer des solutions de compostage sur 30 territoires de plus de 200 000 habitants

Acteur national de la transformation des déchets alimentaires, l’entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS) Les Alchimistes boucle une levée de fonds de 10 millions d’euros auprès du fonds Amundi Finance et Solidarité, qui mène le tour, Investir&+ et Phitrust ses actionnaires historiques, ainsi que plusieurs autres investisseurs sensibles aux enjeux d’impact.

LA JEUNE POUSSE COMPTE VALORISER 10% DES DÉCHETS ALIMENTAIRES DES VILLES FRANÇAISES & MOBILISER MASSIVEMENT SUR LES ENJEUX DES SOLS

Les Alchimistes collectent et compostent les déchets alimentaires des professionnels et des citoyens des villes. En 6 ans, Les Alchimistes ont émergé comme un acteur national de référence sur ce marché, grâce à leur approche qui mise sur le circuit-court, la transparence et la sensibilisation des publics à toutes les étapes du tri. Les Alchimistes se développent au national et opèrent déjà sur les plus grandes métropoles comme Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Lille, Nantes, Toulon grâce à un réseau d’entrepreneurs réunis sous la marque “Les Alchimistes”.“Nos premières années d’expérience sur différents territoires nous ont permis de tester et optimiser notre modèle logistique, technique et commercial. Désormais, nous avons les clefs pour accélérer le développement du réseau”  Cyrielle Callot, Directrice Générale Les Alchimistes
Cette levée de fonds a vocation à financer la poursuite du développement du réseau d’entrepreneurs en France ainsi que d’ouvrir de nouvelles plateformes de réception et de compostage sur le territoire. D’ici à 2027, les Alchimistes projettent une présence sur 30 territoires pour que toutes les villes de plus de 200 000 habitants en France soient dotées de solutions pour collecter et composter leurs déchets alimentaires. Plus de 800 emplois porteurs de sens seront ainsi créés. Les Alchimistes veulent aussi sensibiliser et mobiliser 7 millions de personnes aux enjeux des sols.“Nous sommes à la croisée des mondes entre la startup, le mouvement et l’entreprise industrielle. Nous accélérons notre développement grâce à un contexte réglementaire favorable, des entrepreneurs engagés et des citoyens impatients. Mais plus que de parler de tonnages, sur une Terre aux limites finies, aux ressources limitées et aux sols abîmés, nous souhaitons contribuer à changer le récit des déchets.”  Alexandre Guilluy, Co-fondateur et Président des Alchimistes 

DES ACTIONNAIRES ENGAGÉS

“Nous sommes très fiers d’avoir réussi à mobiliser des investisseurs de tous horizons, témoignant d’un réel mouvement de la finance vers les sujets d’intérêt général.” Cyrielle Callot

Les participants au tour sont majoritairement des acteurs de la finance solidaire (Amundi, Investir &+, Phitrust), du financement industriel (Swen Capital) et plusieurs entrepreneurs sensibles aux enjeux d’impact environnemental et social.« Nous avons été convaincus dès 2019 par le modèle de développement des Alchimistes et la motivation de ses fondateurs à créer un double impact, environnemental et social. Cette 2e levée de fonds va permettre à l’équipe de déployer son modèle en France ». Olivier de Guerre. Président de Phitrust

Article Les Echos 

Nos propositions visent à faciliter le dialogue entre les actionnaires et les membres des conseils d’administration qu’ils ont élus. Cela permettrait de renforcer « l’affectio societatis » pour le bien de toutes les sociétés et de toutes les parties prenantes.

En 2020 et 2022 des actionnaires se sont vu refuser par Vinci et Total le dépôt de résolutions « Say on Climate ». Un tel acte, qui va contre un « affectio societatis » commun, entraîne une défiance vis à vis de ces entreprises.

La jurisprudence française, que Phitrust connaît bien après près de 50 dépôts de résolution en 20 ans, est en effet suffisamment floue pour que les conseils d’administration ou les actionnaires interprètent différemment le Code de commerce qui régit le dépôt de résolution.

Phitrust, CIAM et l’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i) ont travaillé depuis plusieurs mois avec l’avocate Sophie Vermeille pour proposer des aménagements de ce code pour éviter que cela ne se reproduise. Cette démarche comporte aussi une recherche d’harmonisation au niveau européen du droit des sociétés et des règles de dépôt de résolution. 16 investisseurs sociétés de gestion pour compte de tiers ont co-signé cette note, présentée aux autorités politiques concernées pour que ces propositions soient finalement intégrées dans un projet de loi qui sera présenté au Parlement en 2023. 

Ces huit propositions visent à assouplir le dialogue émetteurs / actionnaires notamment,  

> En demandant un seuil de détention proportionnel à la taille de l’entreprise, elles visent à faciliter le dépôt de résolution sur les questions ESG ou non pour que les assemblées générales permettent d’éclaircir, voire de trancher le débat (dans le cas de résolutions à caractère contraignant) sur un sujet de désaccord entre la société et ses actionnaires.

> Elles proposent que les résolutions puissent être déposées en amont des convocations aux assemblées générales et que le délai de dépôt de résolutions soit allongé afin de faciliter un dialogue en amont entre le Conseil d’administration et les actionnaires.

> Elles cherchent à éviter qu’un refus par une société d’inscrire une résolution d’actionnaires ne soit pas le fait d’une interprétation juridique univoque, en modifiant les modalités de recours auprès de Tribunal de commerce (règles de l’intérêt à agir et modalités de mise en cause collective du Conseil).

> Elles demandent une évolution réglementaire pour qu’un actionnaire, et non plus tous les actionnaires ayant déposé une résolution, puisse se rapprocher du Tribunal de commerce si une résolution est rejetée en n’ayant plus la nécessité de mettre en cause chaque administrateur mais bien la société elle-même.

> Enfin, elles proposent de se rapprocher des institutions européennes pour faire évoluer le droit des sociétés dans l’ensemble des pays de l’Union.  L’objectif est une harmonisation du droit des actionnaires afin de permettre ces inscriptions de résolutions sans que les disparités fortes qui existent ne soient encore un obstacle au bon fonctionnement de la gestion d’actifs financiers. Il s’agit aussi d’éviter que des entreprises françaises, ne souhaitant pas dialoguer avec leurs actionnaires, n’aillent se localiser dans des pays européens où ce droit leur permet de refuser des résolutions qu’elles n’auraient pas suscitées…

Nos entreprises ont besoin d’actionnaires engagés et actifs. Nos propositions visent à faciliter le dialogue entre les actionnaires et les membres des conseils d’administration qu’ils ont élus pour qu’ils prennent en compte leurs demandes et, s’ils ne les valident pas, les soumettent à tous les actionnaires. Cela permettrait de renforcer « l’affection societatis » pour le bien de toutes les sociétés et de toutes les parties prenantes.

N’hésitez pas à nous appeler ou nous envoyer un mail si vous souhaitez signer ces propositions ! Plus nous serons nombreux, plus nous serons entendus !

Beaucoup d’organisations de place, en France et dans le monde ont travaillé pour définir la notion d’impact

Intentionnalité, additionnalité, mesurabilité : trois critères clés pour définir un investissement à impact

– Intentionnalité : l’investisseur met-il au cœur de sa stratégie l’atteinte d’objectifs d’impact ? Avoir un impact durable et positif n’est pas le fruit du hasard, mais de la définition et de la mise en œuvre intentionnelle d’une stratégie pour l’atteindre. Investisseurs et entrepreneurs doivent être alignés, et faire de l’impact un critère d’arbitrage.

– Additionnalité : l’investisseur, au-delà de son investissement financier, accompagne t’il l’entreprise dans le déploiement de son impact ? Est-il en mesure d’aider l’entreprise à générer un impact additionnel ?

– Mesurabilité : piloter l’impact implique la mise en œuvre d’indicateurs, suivis dans le temps. L’atteinte des objectifs prouvent la pertinence des actions déployées.

Comment être impactant quand on gère des actifs cotés ?

Traditionnellement un actionnaire était un associé, mais à la fin des années 1990, pour les sociétés cotées le cadre conceptuel qui sous-tend le système financier actuel a changé. L’actionnaire est devenu un investisseur. Notre action a pour objectif de renouer avec notre rôle d’actionnaire responsable et de pousser les entreprises à prendre en compte les votes et questionnements de ses actionnaires, mêmes – et surtout- minoritaires. Ce dialogue peut et doit si nécessaire aller jusqu’à des initiatives publiques pour être efficace.

Nous créons ainsi de la valeur de long terme pour nos actionnaires (performances financières), pour les entreprises avec lesquelles nous dialoguons et agissons (performances ESG), pour les organismes de places et l’ensemble des actionnaires (alertes, sensibilisation et travail de lobbying actif sur certains sujets, …)

Par exemple, en 2019, face à la situation de blocage dans laquelle se trouvait le projet de fusion entre Essilor et Luxottica, en raison de problèmes de gouvernance, Phitrust a décidé de proposer à l’Assemblée des actionnaires de voter pour la nomination de deux administrateurs indépendants (2 résolutions déposées). Cette opération inédite pour une société du CAC40, a été conduite en lien avec Comgest et cinq autres actionnaires professionnels (Baillie Gifford, Edmond de Rothschild AM, Fidelity, Guardcap, Sycomore). Ces initiatives ont permis de débloquer la crise de gouvernance que connaissait le groupe.

For impact ou with impact ?

Dans le non coté, nous finançons et accompagnons les entrepreneurs qui placent leur ambition de transformation de notre société au cœur de leur projet d’entreprise.  Intentionnalité, temps long et mesure d’impact comme outils à la fois stratégiques et opérationnels sont au cœur de notre démarche. Nous privilégions les projets “for impact” qui placent l’impact social ou environnemental au coeur de leur stratégie d’entreprise (et non comme un objectif secondaire). La rentabilité économique est avant tout le garant de la pérennité. En mobilisant des investisseurs privés et institutionnels vers des projets entrepreneuriaux innovants, engagés et inclusifs, nous ouvrons un nouvel espace entre private equity et philanthropie : au-delà de l’apport financier, nous cherchons à créer autour des entrepreneurs un réseau d’experts et d’investisseurs engagés qui vont les accompagner sur le temps long afin de démultiplier leur impact pour la société.

8 réinvestissements et 2 investissements en 2022

La stratégie d’investissement de Phitrust se concentre sur le capital humain et l’inclusion, avec une approche mettant le déploiement de l’impact social au cœur tout au long de l’investissement. Les équipes ont, dans un contexte de crise énergétique et inflationniste, sécurisé/conforté la croissance des entreprises en portefeuilles autour des 3 axes de sa stratégie d’investissement : se réaliser, accéder aux biens fondamentaux, revaloriser et en faire des leviers d’insertion.

8 réinvestissements

Phitrust a réinvesti dans le développement des entreprises déjà en portefeuille suivantes :

Axe 1 – Se réaliser : Insertion par l’emploi, formation, éducation

> Koiki (Espagne) : livraison en mobilité douce par des personnes en situation de handicap psychique (insertion par le travail).

> Simplon (France) : formation aux métiers du code pour les personnes éloignées de l’emploi

Axe 2- Accéder aux biens fondamentaux : Santé et soins, alimentation durable, habitat, inclusion financière,..

> Permicro (Italie) : microfinance

> Swiss Fresh Water (Suisse) : accès à l’eau (début 2023)

> Mundo Lab (Belgique) : immobilier/tiers lieux à haute qualité environnementale ou durable

Axe 3- Revaloriser et en faire des leviers d’insertion : économie circulaire, agriculture durable,

> Namé Recycling (Belgique/Cameroun) : collecte et transformation des déchets plastiques

> Les Alchimistes (France) : collecte et transformation des déchets organiques

Financement de l’entrepreneuriat social

> Lita.co (France) : plateforme de financement de projets à impact social et environnemental

2 nouveaux investissements en 2022

> MicroEurope (Espagne)

137 millions de personnes sont exclues du système financier en Europe (dont 54% de femmes). La crise liée à la pandémie a accentué l’exclusion financière.  Constituée à Bilbao le 10 février 2022, la société MicroEurope a pour ambition de financer et accompagner le développement d’institutions de microfinance (IMF) au niveau européen. Forts de leur connaissance du secteur la microfinance développée en Italie, aux Pays-Bas et en Espagne, les 8 cofondateurs de MicroEurope souhaitent structurer et consolider l’offre de microfinance en Europe en proposant un accompagnement stratégique et technique à des acteurs en phase de développement. Ils sont pour cela entourés de 3 institutions qui agissent en tant qu’investisseurs de référence : Phitrust (France), Banca Popolare Etica (Italie) et Seed Capital Bizkaia (Espagne).

> Tête Haute (France)

La bière est la plus vieille boisson fermentée au monde. Depuis toujours, elle est synonyme de partage et de lien social. En devenant la première brasserie artisanale d’insertion en France, Tête Haute souhaite participer au renouveau de la bière artisanale tout en allant plus loin dans le rôle que tient cette boisson dans notre société.

Créé en 2018, Tête Haute salarie, accompagne et qualifie des personnes éloignées de l’emploi dans la région de Nantes à travers la fabrication et la distribution de bières artisanales biologiques ainsi que l’exploitation d’une houblonnière biologique de 1 ha pour les besoins de la brasserie.

Pour Olivier de Guerre, Président de Phitrust : « Dans le contexte de crises énergétique et inflationniste, les fragilités réapparaissent empêchant de nombreuses personnes de rechercher un emploi ou d’en trouver un, ce qui amplifie “le marché” cible pour la plupart des entreprises que nous accompagnons et qui ont pour mission l’inclusion des personnes que ce soit par le logement, la santé, le travail, la formation, l’alimentation… Le financement sur un temps long de ces entreprises dirigées par une nouvelle génération d’entrepreneurs engagés est plus que jamais nécessaire tant la transition environnementale ne peut être pensée sans son volet social. »

Perspectives 2023

Phitrust lancera en 2023 la société d’investissement Phitrust Partenaires Inclusion, successeure de Phitrust Partenaires Europe. La société de gestion confirme sa volonté d’investir pour agir auprès des entreprises sociales innovantes et leur donner les moyens financiers et humains d’accélérer leur changement d’échelle en Europe. Des parts créées en 2022 regrouperont les investisseurs privés désireux de participer aux financements et à l’accompagnement d’entreprises sociales ambitieuses, aux côtés d’investisseurs institutionnels européens de renom.

Il vaut bien mieux faire de l’engagement qu’exclure (« divest ») car il s’agit d’accompagner les entreprises dans un processus de transformation qui sera long et complexe

Mi-décembre dans Citywire, la journaliste suédoise Siri Christiansen signait un article qui aurait dû créer un vif débat dans la communauté des investisseurs et gérant d’actifs « ESG » : ici

Elle relevait un fait : de plus en plus d’investisseurs s’engagent au sein de coalitions comme Nature Action 100 ou Climate Action 100+. Ces coalitions regroupent ceux qui déploient des démarches d’engagement auprès des sociétés cotées pour qu’elles changent leurs « business models » face aux enjeux climatiques et de biodiversité. La journaliste souligne que certains comme BlackRock ont mené 3 600 actions d’engagement auprès de 2 300 sociétés pour ne citer que ce gestionnaire d’actif bien connu. Elle s’interroge sur les raisons de cet engouement et sur le risque que la quantité ne nuise à la qualité.

Ce risque existe bel et bien. Comme le souligne l’article, il vaut bien mieux faire de l’engagement qu’exclure (« divest ») car il s’agit d’accompagner les entreprises dans un processus de transformation qui sera long et complexe, les entreprises ne pouvant pivoter d’un coup. L’économie aujourd’hui a (malheureusement) encore besoin de produits « carbonés » pour se nourrir, se loger, apprendre ou se former, voyager, se divertir… Il est étonnant que certains projets d’actions d’engagement pour lesquels nous sommes sollicités, demandent aux entreprises d’arrêter purement et simplement telle ou telle activité alors que des clients et consommateurs n’ont pas encore de produits de substitution…

Les investisseurs et gérants d’actifs ont toujours pour la plupart d’entre eux une vision avant tout financière (« finance first » comme le souligne les études de l’EVPA à Bruxelles). L’année 2022 a montré qu’il était difficile par exemple d’exclure les sociétés pétrolières ou de gaz d’un portefeuille sans risquer un décalage significatif par rapport aux indices boursiers… Parallèlement leurs clients investisseurs, les régulateurs (taxonomie européenne) ou les réseaux sociaux (proéminents dans la communication…) leur demandent de prouver qu’ils excluent de leur portefeuille toute activité « polluante ou considérée comme telle », ou à tout le moins s’engagent auprès des entreprises pour qu’elles transforment rapidement leur « business model ». Et comme l’horizon d’investissement est annuel et lié aux performances des portefeuilles… ces mêmes gérants d’actifs veulent des résultats rapides pour montrer qu’ils ont été « efficaces » et ont eu de l’Impact…
Après plus de 20 ans d’engagement systématique auprès de grandes entreprises (CAC40) sur des questions de gouvernance, environnementales ou sociales, nous avons appris que le temps était notre allié et qu’il permettait de créer des relations exigeantes, de confiance avec les dirigeants et conseils d’administration. Nous avons aussi appris qu’un processus de transformation au sein d’une grande entreprise est long et demande l’adhésion des tous les salariés, fournisseurs et clients. Heureusement, les jeunes salariés de ces entreprises sont aujourd’hui convaincus de l’urgence d’un changement de paradigme, ce qui accélère ces transformations. Mais il n’en reste pas moins que l’horizon est 2040 ou 2050 pour tous les scénarios sur lesquels elles travaillent, y compris d’ailleurs le GIEC.

Les discussions que nous avons depuis 2017 avec les entreprises sur les objectifs de réduction de leurs émissions de carbone montrent bien qu’elles ont peu à peu pris conscience de la nécessité de faire évoluer leurs processus d’extraction, fabrication, distribution… La technologie pour y arriver, balbutiante en 2016, est plus aboutie. Les scénarios se précisent, voire sont confirmés par des experts indépendants quand un accord est trouvé sur la méthodologie à utiliser et les indicateurs associés.

Les actionnaires doivent continuer à demander aux entreprises d’accélérer, aux conseils d’administration et aux dirigeants de concrétiser leurs engagements. Mais il serait contreproductif que ces mêmes actionnaires exigent des choix que ces sociétés ne pourraient faire aujourd’hui si ce n’est au détriment de leurs clients, salariés, fournisseurs et actionnaires. L’exercice demande du temps…

A l’aune de cette nouvelle année 2023, nous vous souhaitons une belle année et espérons que vous serez nombreux à soutenir notre approche de l’engagement actionnarial, convaincus que les entreprises dans lesquelles nous sommes investis et que nous essayons d’accompagner dans la transition de leur modèle d’affaire sauront avec leurs équipes et partenaires répondre à l’urgence de bâtir une économie décarbonée et riche d’une biodiversité renouvelée pour les générations à venir.

La question de la juste répartition de la valeur créée, non seulement entre tous les actionnaires mais aussi entre toutes les parties prenantes, y compris les dirigeants et les salariés, est un enjeu fondamental pour un bon équilibre et le succès de toute entreprise.

Régulièrement la publication de rémunérations très élevées de dirigeants avec des mécanismes de calcul complexes interpellent les actionnaires, les salariés et la presse qui s’en fait l’écho. Autant la révélation d’une forte rétribution pour un entrepreneur qui a pris un risque personnel ne soulève quasiment jamais de questions, autant celle de dirigeants n’ayant pas pris de risque financier est mal comprise. Le cas de Carlos Tavares qui dirige Stellantis (avec un package de rémunération totale de plus de 60 M€) en est l’exemple le plus récent : la fusion n’est pas encore finalisée et les risques sociaux liés à cette fusion ne sont pas encore matérialisés. Sans parler du cas du dirigeant d’Universal Music Group ayant reçu une prime exceptionnelle de plus de 230 M€ liée à l’introduction en bourse du groupe et payée par Vivendi.

Résolutions déposées par Phitrust questionnant les rémunérations : Total, Sanofi, Cap Gemini, Renault, Stellantis,…

La complexité des rémunérations, associée à des changements de fiscalité successifs, a, en général, entraîné les dérives suivantes :

-Une rémunération fixe, quelquefois très élevée et le plus souvent alignée avec les « comparables » (des concurrents américains pour Stellantis même si son activité est principalement en Europe) ;

-Une rémunération variable annuelle attribuée sur la base de critères financiers et, de plus en plus souvent, extra-financiers. Elle est publique et rarement contestée dans le détail. Les contestations sont plutôt sur l’enveloppe globale et son multiple par rapport à la rémunération fixe ;

-Une rémunération variable long terme associée à l’évolution boursière de l’entreprise et attribuée aujourd’hui le plus souvent en France ou en Europe sous forme d’actions gratuites et ce, pour des raisons fiscales (même si la règlementation s’est durcie en 2021 en France) ;

-Une retraite dite « chapeau », équivalente à un complément de retraite par rapport aux systèmes existants, ce qui a permis à de nombreux dirigeants de percevoir des retraites de 1 à 2 M€ alors qu’ils partaient entre 60 et 65 ans… Bien peu, comme Emmanuel Faber de Danone, ont décidé de ne pas la percevoir. Certains, conscients de la dérive, sont allés jusqu’à modifier le système en partant, pour leur successeur mais en gardant la leur…

Quel que soit le schéma retenu, pour la plupart des entreprises le dirigeant n’est pas en risque financier personnel : il est salarié. De surcroit, on compare souvent les rémunérations des dirigeants en France à celles pratiquées par les entreprises américaines, sans préciser que le régime fiscal de leurs dirigeants, quel que soit l’endroit où ils résident, est le régime américain. A l’inverse, les dirigeants européens peuvent bénéficier de la très faible fiscalité des pays où ils décident de s’établir.

Pour remédier à l’incompréhension des salariés et de nombreux actionnaires, il nous semble que le système pourrait être réaménagé de la façon suivante :

-Une partie fixe laissée à la discrétion du Conseil d’administration, votée en AG,

-Une partie variable plafonnée à une ou deux fois la partie fixe, attribuée après le vote en AG,

-Une attribution d’actions gratuites à la même hauteur que l’investissement fait par le dirigeant en achetant des actions de la société, et ce afin qu’il prenne un risque personnel.

-Un plafonnement des retraites chapeaux afin de limiter le coût pour l’entreprise, considérant que les rémunérations du dirigeant lui permettent aussi d’épargner pour sa retraite.

La question de la juste répartition de la valeur créée, non seulement entre tous les actionnaires mais aussi entre toutes les parties prenantes, y compris les dirigeants et les salariés, est un enjeu fondamental pour un bon équilibre et le succès de toute entreprise.

L’engrenage de l’exclusion de sociétés de qualité, qui n’ont pas aujourd’hui la capacité d’être considérées comme « vertueuses », est enclenché. Cela va avoir un impact très important à court terme sur l’actionnariat de ces sociétés et à terme sur leur valorisation.

La crise climatique et les exigences règlementaires qui s’imposent aux investisseurs européens (directive SFDR & Taxonomie climat) amènent ces derniers à privilégier dans leurs portefeuilles les entreprises qui répondent à ces attentes « règlementaires » et à désinvestir de celles qui n’y répondent pas. L’engrenage de l’exclusion de sociétés de qualité, qui n’ont pas aujourd’hui la capacité d’être considérées comme « vertueuses », est enclenché. Cela va avoir un impact très important à court terme sur l’actionnariat de ces sociétés et à terme sur leur valorisation.

Peu de commentateurs ont relevé par exemple que TotalEnergies est détenu aujourd’hui à 42% par des actionnaires anglo-saxons principalement américains. Cela aura un impact sur la réactivité du Conseil d’administration aux demandes d’actionnaires notamment américains qui n’ont pas les mêmes exigences que les investisseurs européens… 

Le même scénario se produit avec les sociétés distributrices de gaz, GNL… dans toute l’Europe alors même que la crise énergétique liée à l’accroissement de nos besoins, aux difficultés du parc nucléaire en France et à la crise ukrainienne montre bien la nécessité de ne plus dépendre aussi largement du gaz et du pétrole russe… 

Les investisseurs institutionnels sont quant à eux sous une telle pression règlementaire et médiatique qu’ils doivent suivre de près les entreprises énergétiques de leurs portefeuilles en leur demandant de réduire leurs productions d’hydrocarbure, de gaz, de GNL…. Ces dernières ne peuvent y répondre favorablement quand les gouvernements européens leur demandent, eux, de sécuriser l’approvisionnement…

Prises en tenaille, les entreprises doivent se transformer pour prendre en compte la nécessité de réinventer leur activité en présentant une stratégie à moyen terme qui privilégie les activités bas-carbone et leur permette de devenir à terme neutre en émissions de CO2. Ces changements transformatifs ne peuvent se faire que dans la durée et avec le soutien d’actionnaires qui les accompagnent dans ce parcours complexe et semé d’embûches. Ne serait-ce que par exemple sur les modes de calcul des émissions SCOPE 3 des sociétés pétrolières : pas de consensus parmi les parties prenantes, alors que ce critère est essentiel pour identifier l’impact de telle ou telle activité sur les consommateurs finaux… 

Depuis des années Phitrust a choisi le dialogue avec les dirigeants des entreprises du CAC 40 pour les accompagner dans cette transformation profonde et durable de leur activité, en s’attachant à demander avec exigence ce qui était possible de faire, et non « l’idéal » qu’ils ne pourraient pas mettre en œuvre. Ce travail est complexe et ne fait que commencer car les enjeux sont là, et les injonctions contradictoires un vrai défi pour les entreprises qui sont aujourd’hui utiles à la vie économique et à l’usage de chacun d’entre nous.

Espérons que l’année 2023 sera l’occasion de retrouver de la sérénité dans le débat et que les entreprises pourront trouver l’appui de leurs actionnaires pour qu’elles puissent accélérer la transition de leur modèle d’affaires. 

Très joyeuses fêtes !

Dépôts de résolutions par Phitrust

2005 : Suppression de la clause statutaire de limitation des droits de vote


2015 : Maintien du droit de vote simple (sociétés ayant des droits de vote simple avant la loi Florange)

2019 : Résolution demandant la fin par anticipation du mandat de Yannick Bolloré en tant que membre du Conseil de Surveillance. Gouvernance inversée : il est PDG de la filiale opérationnelle Havas et Président du Conseil de Surveillance.

Le cas Vivendi

En matière de mis en cause d’une gouvernance, Vivendi apparaît comme un cas d’école : mélange des genres, déséquilibre des pouvoirs, droits de vote double. Et rarement investisseurs engagés et agences de conseil de vote n’auront été si vent debout contre des résolutions présentées par le groupe depuis que Bolloré est significativement monté au capital en 2015. Depuis, le groupe est passé sous le contrôle de fait de la famille Bolloré alors même que la stratégie manque de clarté dans sa mise en œuvre. À l’issue de l’assemblée générale 2018,  Yannick Bolloré a succédé à son père Vincent Bolloré à la tête du conseil de surveillance, malgré ses fonctions de PDG de la filiale Havas.

Le contexte

Les pratiques de gouvernance de Vivendi sont régulièrement pointées du doigt. Il était régulièrement reproché à Vincent Bolloré d’assumer des fonctions de direction exécutives dans des filiales, voire d’assurer la direction effective du groupe, alors même qu’il se trouvait à la présidence du conseil de surveillance. Le manque d’indépendance du conseil, les rémunérations  et, surtout, le maintien de droits de vote double ont été également régulièrement dénoncés comme un contrôle de fait par un actionnaires minoritaire, par des investisseurs, comme Phitrust, et des agences de conseil de vote.  Aujourd’hui, c’est la nomination, en urgence en 2018, de Yannick Bolloré au poste de président du conseil de surveillance qui pose question. Ce mélange des genres en termes de gouvernance reste une source de préoccupation à l’heure où le groupe rencontre des enjeux stratégiques majeurs pour son avenir.

Les résolutions

Dans le sillage de la loi Florange qui a sanctuarisé le droit de vote double, Phitrust, inquiet d’une éventuelle prise de contrôle de Vivendi par Bolloré sans payer de prime aux actionnaires, a proposé une résolution « une action, une voix » pour l’assemblée générale extraordinaire de 2015. La résolution a rassemblée plus de la moitié des voix, sans toutefois atteindre les deux tiers nécessaires. En 2017, Phitrust et les agences de conseil de vote se sont opposés à la majorité des résolutions, alors même que le Haut comité du gouvernement d’entreprise, en charge de veiller au respect du code Afep-Medef, a critiqué la gouvernance du groupe. En 2019, Phitrust monte à nouveau au créneau avec un projet de résolution demandant la révocation du mandat conseil de surveillance de Yannick Bolloré, par ailleurs PDG de filiales, pour rétablir l’équilibre des pouvoirs au sein de Vivendi. Une résolution qui n’a pas été inscrite faute d’atteindre le seuil légal de 0,5% du capital. Parallèlement, des questions écrites ont été adressées sur le projet d’Opra sur 25 % du capital de Vivendi qui permettrait au groupe Bolloré de franchir le seuil des 30 % sans lancer d’offre publique.

Résultats

Malgré tous ces efforts, les chances de faire évoluer la gouvernance de Vivendi sont faibles, le groupe étant contrôlé de fait par la famille Bolloré. La position des actionnaires minoritaires ne peut être alors qu’une position de principe, toutes les initiatives non agrées par les dirigeants étant exclues,  dans l’attente de résultats positifs apportés sur la gouvernance. Ces manquements aux principes de base de la gouvernance finiront par attirer l’attention d’un nombre croissant d’investisseurs intentionnels, de plus en plus engagés par des critères d’investissement  socialement responsable. Le respect d’une gouvernance duale n’est pas une remise en question de l’actionnariat familial mais bien la recherche d’un équilibre des pouvoirs pour la bonne conduite des affaires.

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